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Étude de l’ajout d’un monomère phosphate-acrylate dans des vernis photopolymérisables et retardateurs de flamme pour le bois d’intérieur

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Solène Pellerin : Université Laval

Résumé de la communication

Dans un contexte où l’utilisation de ressources renouvelable est de plus en plus privilégiée, le bois est plus que jamais un matériau de choix dans le domaine de la construction. Utilisé depuis longtemps pour son aspect et pour ses bonnes propriétés mécaniques, l’industrie du bâtiment est confrontée à certaines limites de ce matériau dont notamment sa tenue au feu. L’application d’un revêtement retardateur de flamme à sa surface est une des méthodes d’ignifugation possible. Cette étude vise à comprendre l’influence de l’ajout d’un monomère phosphate-acrylate à différents taux (0%, 1,7% et 3,4% massique de phosphore). L’ajout de phosphore dans la formulation améliore le pourcentage de masse résiduelle à la fin des analyses thermogravimétriques (de 0% sans à 20% avec le plus haut taux de phosphore). Les composés phosphorés se dégradent et réagissent pour former des produits stables à 800°C. Des analyses au cône calorimètre ont complété l’étude du comportement au feu des revêtements. Le pic de débit calorifique des vernis modifiés avec du phosphore est diminué de 50 KW.m-2 par rapport à la formulation vierge. Les analyses de sorption de vapeur ont mis en avant l’affinité avec l’eau des vernis phosphorés. Bien qu’offrant une action retardatrice de flamme efficace, les revêtements contenant un monomère phosphate-acrylate doivent être intégrés comme une couche intermédiaire d’un système complet afin d’en maximiser les propriétés.

Résumé du colloque

Au cours des dernières décennies, l’industrie du bois s’est grandement transformée et diversifiée. De nouvelles voies de valorisation des rejets et sous-produits de cette industrie sont présentement en développement et permettront de diversifier et surtout d’optimiser l’utilisation du bois. À titre d’exemple, de nombreux travaux prometteurs portant sur la bioénergie forestière, l’utilisation des fibres de cellulose et de la cellulose nanocristalline ont été réalisés. Dans un même ordre d’idées, de nouveaux produits de protection, finition, collage ou de modification du bois à plus faible impact environnemental et à performance accrue ont aussi été développés ou sont présentement en développement. Afin de poursuivre sur cette lancée et d'assurer une utilisation optimale du bois et de ses sous-produits, la mise en place de collaborations interdisciplinaires entre les différents acteurs en recherche (universités, centres collégiaux de transfert de technologie, centres de recherche, etc.) et avec le milieu de pratique est primordiale. Ce colloque permettra de faire le point sur les dernières avancées dans le domaine des biomatériaux, matériaux avancés et sur la bioénergie dans l’industrie du bois, mais aussi de créer des liens entre les divers acteurs œuvrant de près ou de loin en recherche sur le matériau bois, mais aussi dans le milieu privé. Ce colloque permettra de faire croître les domaines de recherche engagés dans la valorisation des produits du bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
Discutant-e- de la session : Véronic Landry Houssein Awada
section icon Date : 10 mai 2022

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