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Sofiyane Abdourahamane Attourabi : Université Abdou Moumouni
Les pegmatites à lithium de Dibilo affleurent dans le pluton de Téra-Ayorou (2158 ± 9 Ma), dans le Liptako nigérien (portion NE de la dorsale de Man du Craton Ouest Africain). Des quatre indices lithinifères identifiés par Machens (1961), celui de Dibilo semble présenter un intérêt économique en raison de sa teneur élevée en LiO2 (1,4 % à 2 %). Selon Machens (1961), les réserves de cet indice sont estimées à 300 000 et 350 000 tonnes de minerai. En dehors de ces travaux de reconnaissance, aucune étude détaillée sur la pétrographie, la géochimie et la géochronologie n’a été entreprise sur cet indice, ce qui constitue un frein à l’élaboration d’un modèle métallogénique cohérent. L’objectif de cette étude est de pallier cette insuffisance. La méthodologie mise en œuvre a consisté en des travaux de terrain, des travaux de laboratoire et l’utilisation des diagrammes discriminants. Les minéralisations de Dibilo consistent en spodumène, molybdénite et accessoirement de lépidolite et d’holmquistite. Ces minéralisations sont accompagnées de colombo-tantalite, scheelite, béryl et or (Machens, 1961). Ces pegmatites sont ainsi classées dans le type complexe (REE), sous type à spodumène et de la famille Lithium-Césium-Tantale (LCT). Ces minéralisations en lithium correspondraient aux liquides magmatiques résiduels issus de la cristallisation fractionnée du granite à biotite dans un contexte océanique de subduction.
Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».
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