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Humour et philosophie au collégial

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Pascale Aubin : Cégep de Lévis-Lauzon

Résumé de la communication

Dans la perspective platonicienne, le comique n’a pas bonne presse. Lorsque je présente l’Apologie de Socrate, j’aime faire un tour par Aristophane pour visiter les « anciennes accusations » et montrer un Socrate suspendu dans un panier, qui n’aime pas fricoter avec les gens du commun et qui vend volontiers son argument qui sert « à ne pas payer ». Même si elles ne rient pas vraiment, les personnes étudiantes dans la classe finissent bien par comprendre le rôle qu’a pu avoir le comique dans la condamnation de Socrate et la puissance politique du comique en général. Ce détour en Philosophie et rationalité m’a amené à poser plusieurs questions en lien avec l’humour, à le prendre comme perspective pédagogique et philosophique, puis éventuellement à penser un cours complémentaire pour répondre à ces questions. Qu’est-ce que l’humour? Que peut-il faire? Que devrait-il faire? Je vous propose ici de me suivre dans mes réflexions en lien avec ce vaste sujet et, plus particulièrement, d’aller explorer ses aspects existentiels en puisant dans les thèses développées par Lydia Amir dans son ouvrage publié en 2021 « Philosophie, humour, et condition humaine » afin de prendre pour quelques instants, comme elle le propose, le « ridicule au sérieux ».

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 10 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

Science, philosophie, société