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Audrey-Kristel Barbeau : UQAM - Université du Québec à Montréal
Au début de la pandémie, de nombreux ensembles musicaux ont dû arrêter leurs activités. Après un temps, certains ont trouvé des moyens créatifs de recommencer à faire de la musique, par le truchement de la technologie. La présente étude pilote rapporte le cas de l’Harmonie nouveaux horizons de Montréal qui, après avoir annulé complètement ses répétitions au printemps 2020, a proposé une formule d’harmonie virtuelle à ses membres à partir de septembre 2020. Sept musiciens amateurs de 57 à 79 ans ont complété un sondage pré-post documentant leur pratique musicale virtuelle, ainsi que des questionnaires sur l’attitude vis-à-vis de la technologie (QAT) et la qualité de vie (Quality of Life Profile: Seniors Version, QoLP:SV — version brève). À l’aide d’un devis mixte comprenant des analyses thématiques et des statistiques descriptives, l’impact du passage des répétitions musicales en présentiel à un environnement en ligne est exploré. Cette étude contribue à l’avancement des connaissances sur les pratiques musicales de groupe en ligne, particulièrement auprès des musiciens novices plus âgés et en contexte pandémique. En conclusion, bien que les participants aient apprécié l'opportunité de continuer à faire de la musique à un moment où les répétitions en personne n'étaient plus possibles, ils ont également noté certains défis associés à la pratique musicale en ligne. Les implications pédagogiques seront discutées.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la COVID-19 est passée au stade de pandémie. Dans un communiqué conjoint, le 16 mars 2020, la Chambre de commerce international (CCI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirment que « La pandémie de COVID-19 est une urgence sanitaire et sociétale mondiale qui appelle une action immédiate efficace des gouvernements, des personnes et des entreprises » (https://www.who.int/fr/news/item/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19). La réaction des différents gouvernements variera par la suite en ce qui concerne les mesures prises et la célérité à les adopter. Un confinement des populations selon diverses modalités sera mis en place, on verra la fermeture des frontières et le ralentissement de plusieurs secteurs de l’économie.
Au Québec, au printemps 2020, c’est tout le système d’éducation qui sera mis sur pause, alors que les industries et les commerces non essentiels seront fermés (https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/ligne-du-temps). Ainsi, le secteur des arts et des loisirs sera durement touché à la suite de l’interdiction de tout rassemblement intérieur ou extérieur, de sorte que les artistes professionnels ne pourront plus se produire devant public ni même répéter en groupe (https://fncc.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-Plaidoyer-pour-que-les-arts-demeurent-vivants-Mars-2021.pdf). À cela s’ajoutent les craintes de propagation aérienne du virus, qui serait favorisée par certaines activités comme la pratique du chant et le jeu des instruments à vent dans des ensembles musicaux.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque qui vise à mettre en commun les recherches qui documentent les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques musicales au sens large, autant professionnelles qu’amateurs.
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