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La production de recherche universitaire au Québec : Une exploration des facteurs systémiques

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Silvia Mirlene Nakano Koga : Université de Montréal

Résumé de la communication

Le système d’enseignement supérieur québécois se distingue de celui d’autres provinces par la prédominance du français, les politiques d’accessibilité (Chenard & Doray, 2013), un certain nationalisme scientifique (Gingras, 2016), une proportion plus importante d’étudiants aux cycles supérieurs et un soutien financier de l’État québécois plus important (Lacroix & Maheu, 2015).

L’objectif de cette présentation est d’explorer les facteurs systémiques qui sont perçus comme contribuant à la production de recherche universitaire au Québec. En s’appuyant sur une analyse thématique de n = 21 entretiens réalisés avec des acteurs de tous les niveaux de l’enseignement supérieur québécois, de même que sur une analyse de variance (ANOVA) à mesure répétée à partir des résultats d’un questionnaire auquel n = 222 professeurs d’université ont répondu, la présentation compare l’influence perçue de huit facteurs (Bégin-Caouette, 2019). Les résultats suggèrent que les traditions universitaires, les mécanismes de financement et l’internationalisation exerceraient une influence positive sur la production de recherche.

Les résultats seront examinés à la lumière de la théorie des variétés du capitalisme universitaires (Münch, 2014; Schulze-Cleven et Olson, 2017) et expliqués à partir de la structure politico-économique particulière du Québec.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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