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Le document photographique comme outil d’analyse anthropologique. Cas d’étude : le patrimoine visuel de la ville de Tétouan, Maroc

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Sanaa Giniari : Université Abdelmalek Essaâdi

Résumé de la communication

Le patrimoine photographique de la ville de Tétouan, constitue une mine d'une importance notoire qui invite tout chercheur, ethnologue ou anthropologue, à mettre ses concepts et outils d'analyse à l'épreuve. À travers l'étude d'une collection du photographe espagnol Francisco Gracia Cortes, pour cette cité ancestrale entre 1940-1960; nous allons nous approcher au plus près de l'utilisation du document photographique, comme objet culturel et surtout comme support de recherche, qui prend de plus en plus d'importance dans les domaines consacrés aux études postcoloniales en ethnologie, compte tenu de la pluralité et la richesse de ses utilisations possibles. Les prises de Cortes pour cette ville semblent mobiliser tout un éventail de savoirs, de savoir-faire, d'imaginaires, pour une représentation et une construction d'une réalité.

Résumé du colloque

Les études sémiotiques et l’anthropologie connaissent des recoupements disciplinaires évidents, qui ne sont toutefois pas toujours reconnus ou travaillés comme tels. Toutes deux constituent des champs disciplinaires très vastes, qui comprennent des sous-domaines d’étude relativement autonomes, dont l’objet est dans tous les cas multiforme. Si l’anthropologie étudie l’humain, les sociétés et les cultures humaines, elle multiplie pour ce faire ses focales, ses méthodes, ses approches et ses visées, se penchant tant sur le processus biologique d’hominisation et les vestiges archéologiques des sociétés passées que sur la dimension symbolique et les diverses pratiques inhérentes aux cultures et sous-cultures contemporaines. De leur côté, les études sémiotiques traitent des signes et des médiations au moyen desquels les êtres vivants communiquent, interprètent et organisent le monde symbolique et pratique dans lequel ils évoluent au quotidien. En restreignant l’objet de la sémiotique à la sphère d’influence de l’activité humaine, et en considérant l’activité signifiante comme base de toute interaction humaine, nous posons que signe et sens commun forment un seuil pour l’étude des pratiques et des cultures humaines. Mais encore faut-il montrer la pertinence d’établir un seuil aussi fondamental. Ce colloque invite les chercheurs·euses œuvrant en sémiotique, en anthropologie (ou disciplines connexes : ethnologie, linguistique, sociologie, arts et lettres, communication, etc.) à venir partager l’état de leurs recherches et travaux sur les signes humains. Nous intéressent : les pratiques sémiotiques ordinaires, politiques ou artistiques, et plus largement les systèmes de signes, de croyances et l’implication des axiologies sur les échanges et la circulation des biens symboliques dans l’espace public, au sein des groupes humains et des cultures, les méthodes d’enquête en vue d’étudier de tels phénomènes aussi bien que les excursions théoriques qui en découlent.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
manager icon Responsables :
Simon Levesque
section icon Date : 10 mai 2022

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