Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Hélène Boucher : UQAM - Université du Québec à Montréal
Lors de la pandémie de COVID-19, les écoles du Québec ont dû fermer leurs portes pour limiter les contacts sociaux et ainsi contrôler la transmission du virus. Dans le but de comprendre de quelle façon l’enseignement en musique a été affecté, nous avons sondé de manière électronique 517 enseignant·e·s en musique de différentes régions du Québec. Nos résultats permettent d’observer les impacts de la première vague, au printemps 2020, notamment sur la transformation des modalités d’enseignement, passant d’une pratique exclusivement présentielle à un système à distance ou bimodal. Les enseignants travaillant avec de grands ensembles, comme les orchestres d’harmonie, ont connu davantage d'interruptions de leurs programmes. Plusieurs difficultés identifiées étaient liées à l’organisation scolaire, au surplus de travail, au stress induit par la peur, à la lourdeur des mesures sanitaires, à l’augmentation du temps de planification de l’enseignement et à une baisse de motivation. Les formations offertes par les institutions ne répondaient que peu aux besoins des enseignant·e·s, qui se sont alors tourné‧e‧s vers l’autoformation, l’entraide et le partage entre les pairs. Enfin, les participants ont rapporté des impacts positifs à la pandémie tels le développement de nouvelles compétences dans l'utilisation des ressources numériques et l'enseignement en ligne, et un sens renouvelé de la solidarité entre les enseignants.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la COVID-19 est passée au stade de pandémie. Dans un communiqué conjoint, le 16 mars 2020, la Chambre de commerce international (CCI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirment que « La pandémie de COVID-19 est une urgence sanitaire et sociétale mondiale qui appelle une action immédiate efficace des gouvernements, des personnes et des entreprises » (https://www.who.int/fr/news/item/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19). La réaction des différents gouvernements variera par la suite en ce qui concerne les mesures prises et la célérité à les adopter. Un confinement des populations selon diverses modalités sera mis en place, on verra la fermeture des frontières et le ralentissement de plusieurs secteurs de l’économie.
Au Québec, au printemps 2020, c’est tout le système d’éducation qui sera mis sur pause, alors que les industries et les commerces non essentiels seront fermés (https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/ligne-du-temps). Ainsi, le secteur des arts et des loisirs sera durement touché à la suite de l’interdiction de tout rassemblement intérieur ou extérieur, de sorte que les artistes professionnels ne pourront plus se produire devant public ni même répéter en groupe (https://fncc.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-Plaidoyer-pour-que-les-arts-demeurent-vivants-Mars-2021.pdf). À cela s’ajoutent les craintes de propagation aérienne du virus, qui serait favorisée par certaines activités comme la pratique du chant et le jeu des instruments à vent dans des ensembles musicaux.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque qui vise à mettre en commun les recherches qui documentent les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques musicales au sens large, autant professionnelles qu’amateurs.
Titre du colloque :
Thème du colloque :