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Soufia Galand : Ingo
Cette présentation est le partage d’une réflexion sur l’éthique humanitaire. Elle se concentre sur l’invisibilisation des travailleur.se.s humanitaires et du développement et sur les paradoxes qu’ils et elles rencontrent au sein de leurs organisations internationales. Nous entendons ici par paradoxe les incohérences entre les valeurs associées à l’humanitaire et les pratiques au sein des organisations internationales.
Cette recherche s’inscrit dans la littérature de l’aidnography; elle emprunte la perspective des travailleur.se.s humanitaires et du développement et leurs démarches pour réfléchir sur les orientations éthiques pour faire face aux situations rencontrées au sein de leurs organisations internationales.
La recherche consiste à saisir le processus de questionnement de ces paradoxes et la délimitation de l’« inacceptable » selon les employé.e.s des organisations internationales. Ces questionnements sont en en effet ici compris comme des actes qui alimentent la réflexion sur l’éthique humanitaire, d’autant plus qu’il est indiqué dans la littérature que cette interprétation du paradoxal réfère aux principes humanitaires. Ainsi peut-on se demander, comment les narratifs institutionnels et les normes sociales prévalents dans le aidland influencent les employé.e.s du secteur dans leurs questionnements des paradoxes? Pourquoi certain.e.s ramènent ce questionnement au grand public? Qu’est-ce qui dans les faits et leurs paradoxes les pousse à le faire?
Les études féministes et de genre contribuent depuis leur émergence à enrichir le milieu québécois de la recherche. Elles se caractérisent aujourd’hui par un foisonnement impliquant de nouvelles avenues de recherche. Les chercheur·euse·s de différentes disciplines mobilisent des outils théoriques et des méthodes de recherche féministes divers. Si le champ des études féministes et de genre se présente comme étant dynamique et prolifique, il est toutefois dispersé parmi plusieurs disciplines et institutions. Il devient alors impératif de constituer de manière récurrente des espaces qui permettent de prendre acte du panorama des travaux théoriques et empiriques en études féministes et de genre et de témoigner de la richesse de la production scientifique au sein de la communauté de recherche professorale et étudiante, et de l’apport des milieux de pratique et militants.
Le colloque proposé constitue un espace au carrefour duquel seront mis en lumière des enjeux qui (re)traduisent la structure concrète et symbolique des différents systèmes d’oppression, dont le patriarcat. Certains objets de recherche plus classiques articulés autour des violences de genre, des représentations culturelles et des discours, du langage et de l’écriture ou encore de l’écoféminisme, sont toujours étudiés. Ceux-ci sont revisités avec des outils théoriques et méthodologiques hérités des débats traversant notamment le champ des études féministes et de genre. D’autres objets de recherche voient le jour à la faveur de disciplines émergentes comme la philosophie pour enfants, les études queer, les perspectives décoloniales, la théorie animée du cinéma d’animation. Enfin, des milieux de pratique et militants embrassent des postures féministes aux fins de mobilisation organisationnelle, comme c’est le cas dans le domaine de la musique au Québec. Ces enjeux seront donc au cœur du colloque « Focus sur de nouvelles avenues en recherche féministe ».
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