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Janie Perron : Université Laval
Cette communication porte sur la méthode employée dans le cadre d'un projet de maîtrise pour étudier la perpétuation des normes de genre dans les contenus numériques des youtubeuses véganes. Plus précisément, il était question de comprendre en quoi les valeurs véhiculées par ces femmes véganes sont reproductrices ou émancipatrices des normes de genre qu’on impose aux femmes. Plusieurs études se sont penchées sur les dimensions genrées des cultures alimentaires en ligne (Lupton, 2020). Toutefois, ces recherches n’approfondissent pas le caractère plus ou moins émancipateur de la pratique des youtubeuses véganes, et plus précisément la tension entre les préoccupations pour la santé et l’apparence corporelle ainsi que la reproduction des normes de genre rattachées à l’alimentation végane. Pour répondre aux questions de recherche, l'étudiante-chercheuse a eu recours à l’analyse qualitative du contenu. Pour identifier les valeurs, elle a utilisé des caractéristiques inhérentes à la théorie des valeurs de Schwartz (2006), laquelle propose quatre dimensions pertinentes à la reconnaissance des valeurs dans les discours : les actions, les motivations, les justifications et les sentiments. Puisque cette recherche nécessite que soient regroupés plusieurs indicateurs et concepts liés aux questions de recherche, la matrice de regroupement des concepts a été retenue. L'ensemble de la démarche méthodologique sera présentée.
Les études féministes et de genre contribuent depuis leur émergence à enrichir le milieu québécois de la recherche. Elles se caractérisent aujourd’hui par un foisonnement impliquant de nouvelles avenues de recherche. Les chercheur·euse·s de différentes disciplines mobilisent des outils théoriques et des méthodes de recherche féministes divers. Si le champ des études féministes et de genre se présente comme étant dynamique et prolifique, il est toutefois dispersé parmi plusieurs disciplines et institutions. Il devient alors impératif de constituer de manière récurrente des espaces qui permettent de prendre acte du panorama des travaux théoriques et empiriques en études féministes et de genre et de témoigner de la richesse de la production scientifique au sein de la communauté de recherche professorale et étudiante, et de l’apport des milieux de pratique et militants.
Le colloque proposé constitue un espace au carrefour duquel seront mis en lumière des enjeux qui (re)traduisent la structure concrète et symbolique des différents systèmes d’oppression, dont le patriarcat. Certains objets de recherche plus classiques articulés autour des violences de genre, des représentations culturelles et des discours, du langage et de l’écriture ou encore de l’écoféminisme, sont toujours étudiés. Ceux-ci sont revisités avec des outils théoriques et méthodologiques hérités des débats traversant notamment le champ des études féministes et de genre. D’autres objets de recherche voient le jour à la faveur de disciplines émergentes comme la philosophie pour enfants, les études queer, les perspectives décoloniales, la théorie animée du cinéma d’animation. Enfin, des milieux de pratique et militants embrassent des postures féministes aux fins de mobilisation organisationnelle, comme c’est le cas dans le domaine de la musique au Québec. Ces enjeux seront donc au cœur du colloque « Focus sur de nouvelles avenues en recherche féministe ».
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