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Yannick Duguay : Cégep de Chicoutimi
Le Centre de géomatique du Québec (CGQ) est un Centre collégial de transfert technologique associé au Cégep de Chicoutimi. La mission du CGQ est de favoriser le développement et l'innovation des entreprises et des organisations par des activités de recherche et de transfert technologique en géomatique. Les activités du CGQ en observation de la Terre sont diversifiées et visent à répondre à des problématiques concrètes auxquelles nos partenaires font face. Les projets visent à apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins et aux réalités des organisations, allant de la cartographie participative utilisant de l’équipement à faible coût permettant aux organismes communautaires de s’approprier l’acquisition et l’utilisation de données géospatiales, jusqu’aux projets de recherche utilisant l’intelligence artificielle pour répondre à diverses problématiques en foresterie, agriculture de précision, hydrologie ou génie civil. Pour ce faire, le CGQ dispose d’un équipement de pointe incluant divers capteurs passifs multispectraux et hyperspectraux, des systèmes lidar aéroportés et terrestres, des aéronefs sans pilote ainsi qu’un serveur dédié à l’intelligence artificielle. L’équipe multidisciplinaire met à profit ses compétences complémentaires pour développer des solutions complètes de l’intégration de capteurs au traitement et à l’analyse des données
L’observation de la Terre (OT) a depuis longtemps fait ses preuves en appui à la prise de décisions éclairées dans de multiples champs, dont l’agriculture, l’hydrologie, la foresterie et la sécurité civile. Par ailleurs, au cours de la dernière décennie, un essor technologique et conceptuel intense a amené une multiplication des capteurs, un raffinement majeur des résolutions autant spatiales que temporelles, certes signes précurseurs de développement, mais aussi d’enjeux sociétaux.
S’inscrivant dans la foulée du colloque Acfas 2021, L’observation de la Terre à l’ère de la 4e révolution industrielle, cette édition se concentre sur quatre tendances clés : 1) l’introduction de nouveaux capteurs et plateformes innovantes; 2) les défis posés par les données massives; 3) l’utilisation de l’intelligence artificielle; et 4) la démocratisation de l’accès et de l’analyse des données.
En premier lieu, les nouveaux capteurs (LiDAR, hyperspectral) et plateformes (drones, CubeSat) repoussent les frontières radiométriques et spatiales, permettent la concrétisation de séries temporelles fiables et encouragent l’entrée de nouveaux joueurs dans le milieu. La multiplication des données d’OT nécessite quant une gestion de mégadonnées pour lesquelles les requêtes et l’analyse exigent des compétences complexes et un savoir-faire unique. Par ailleurs, l’IA s’étant rapidement imposée comme incontournable en OT, ses capacités d’automatisation et d’analyse révolutionnent le domaine du traitement des images, mais, en contrepartie, provoquent des questionnements éthiques et sociétaux importants. Enfin, l’accès et l’analyse de données d’OT se sont démocratisés grâce à l’infonuagique : ce nouveau paradigme ouvre la porte à une nouvelle clientèle de praticiens et praticiennes multidisciplinaires.
Ces avancées scientifiques et techniques constituent des tremplins d’innovation et de collaboration d’une valeur inestimable pour notre communauté et sont, comme il est déjà possible de l’observer, une voie d’avenir prometteuse.
Titre du colloque :