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Médiations plurilanguagières dans la construction des agirs enseignants de formateurs et formatrices d’enseignant∙e∙s

CB

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Cécile Bullock : Simon Fraser University

Résumé de la communication

Dans le cadre d’une recherche qualitative qui prend appui sur la méthodologie de recherche Self-Study, à partir de dialogues écrits et audio enregistrés, de notes critiques et de journaux de recherche, notre contribution explicitera précisément les rapports aux langues et aux identités (linguistiques, professionnelles, entre autres) que mettent en place deux formateurs d’enseignant∙e∙s (les auteurs) lorsqu’ils sont engagés dans un dialogue collaboratif pour mettre à jour les principes de leur agir enseignant. Ces deux formateurs d’enseignants interviennent dans le cadre de la formation initiale et continue d’enseignant∙e∙s de français langue seconde et d’anglais langue seconde (au Canada et en Écosse) pour l’un, et d’enseignant∙e∙s d’histoire, science et technologie (au Canada et en Angleterre) pour le second. Ces enseignant∙e∙s en formation travaillent dans des milieux professionnels marqués par le plurilinguisme de leur public scolaire, et sont pour certains issus de contextes plurilingues.

Notre réflexion en tant que formateurs d’enseignant∙e∙s porte sur la manière dont notre plurilinguisme influence et construit nos rapports aux savoirs et aux langues (qu'elles soient langues de communication personnelle, langues d’enseignement, langues à enseigner ou langues utilisées dans le cadre des littératies disciplinaires), mais également la manière dont nous utilisons ce plurilinguisme pour construire nos identités professionnelles et celles de nos étudiant∙e∙s en formation.

Résumé du colloque

De nombreuses personnes utilisent au quotidien d’autres langues que les langues officielles du pays où elles habitent. Au Québec, par exemple, 13,4 % de la population utilise une langue autre que le français ou l’anglais à la maison (Statistique Canada, 2017). Plusieurs personnes font aussi appel à plus d’une ressource de leur répertoire linguistique selon la situation (personnelle, professionnelle, etc.). Ce plurilinguisme se traduit par une plus grande diversité linguistique et culturelle des apprenant·e·s dans les diverses institutions scolaires et autres contextes éducatifs (ex. : garderies, bibliothèques, musées, etc.). Cette diversité se retrouve aussi chez les personnes professionnelles œuvrant dans ces milieux. Elle amène une grande richesse, mais aussi certains défis. Par exemple, pour les enseignant·e·s des écoles primaires et secondaires au Québec, aider tous les élèves à développer une maîtrise de la langue française suffisante à la réussite scolaire et à l’intégration s’avère un défi majeur. Devant ce défi, le nombre de milieux éducatifs où des approches plurilingues sont mises en œuvre demeure limité, même si la recherche empirique fournit peu d’appui aux approches monolingues (Cummins, 2007). En effet, chez les personnes plurilingues, les ressources cognitives entre les langues sont interdépendantes (Lau et al., 2017) : le développement de compétences en littératie dans une langue favoriserait leur développement dans une autre langue (Cummins, 2014). De plus, des recherches montrent que les ressources du répertoire linguistique constituent des marqueurs identitaires (Levasseur, 2017; Moore et Py, 2008) qui jouent un rôle important dans le développement d’identités linguistiques plurilingues (Pilote et al., 2010; Brisson, 2017).

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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