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Elsa Fortant : Université de Montréal
En mars 2020, les fermetures soudaines de lieux de diffusion de la musique et le confinement en lien avec la COVID-19 ont poussé le milieu musical classique à compenser l’absence de représentations musicales en salles de concert. Des centaines de capsules vidéos de musicien-nes confiné-es ont alors investi les réseaux sociaux, donnant à repenser leurs pratiques. Que laissaient entrevoir ces vidéos du quotidien musical des musicien-nes classiques professionnel-les confiné.es?
Nous avons répertorié 143 vidéos de musicien-nes confiné-es relayées par 14 organismes producteurs (orchestre, ensemble, réseau de musicien-nes, etc.) entre mars et juillet 2020, date à partir de laquelle la production des capsules a drastiquement baissé. L’analyse systématique de ce corpus, complétée par six entretiens avec des musicien-nes, fait apparaitre les éléments constitutifs de ces #momentsreconforts ainsi que les logiques d’engagement et de désengagement des participant-es dans la production ces vidéos. Dans un premier temps, nous présenterons les différents types de mise en scène de ce quotidien musical, du choix du décor à celui du répertoire, de la reproduction du salon musical du XIXè siècle à la transposition humoristique des codes du concert. Dans un deuxième temps nous explorerons les raisons pour lesquelles ces pratiques musicales n’ont pas perduré.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la COVID-19 est passée au stade de pandémie. Dans un communiqué conjoint, le 16 mars 2020, la Chambre de commerce international (CCI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirment que « La pandémie de COVID-19 est une urgence sanitaire et sociétale mondiale qui appelle une action immédiate efficace des gouvernements, des personnes et des entreprises » (https://www.who.int/fr/news/item/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19). La réaction des différents gouvernements variera par la suite en ce qui concerne les mesures prises et la célérité à les adopter. Un confinement des populations selon diverses modalités sera mis en place, on verra la fermeture des frontières et le ralentissement de plusieurs secteurs de l’économie.
Au Québec, au printemps 2020, c’est tout le système d’éducation qui sera mis sur pause, alors que les industries et les commerces non essentiels seront fermés (https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/ligne-du-temps). Ainsi, le secteur des arts et des loisirs sera durement touché à la suite de l’interdiction de tout rassemblement intérieur ou extérieur, de sorte que les artistes professionnels ne pourront plus se produire devant public ni même répéter en groupe (https://fncc.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-Plaidoyer-pour-que-les-arts-demeurent-vivants-Mars-2021.pdf). À cela s’ajoutent les craintes de propagation aérienne du virus, qui serait favorisée par certaines activités comme la pratique du chant et le jeu des instruments à vent dans des ensembles musicaux.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque qui vise à mettre en commun les recherches qui documentent les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques musicales au sens large, autant professionnelles qu’amateurs.
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