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Irina Kirchberg : Université de Montréal
Durant la pandémie, le milieu des arts vivants s’est vu interdire tout rassemblement: les musicien.nes et administrateur.trices du milieu symphonique ont alors été appelé.es à se «réinventer». Rapidement, les institutions culturelles ont investi les médias sociaux pour offrir à leurs publics des messages de réconfort et du contenu musical. Plus étonnement, et contrairement à ce que laissaient entrevoir les possibilités techniques des systèmes de vidéoconférence, de nombreuses publications ont également permis de voir et d’écouter plusieurs musicien.nes confiné.es jouer simultanément, mais chacun chez soi. Quelles fonctions ont rempli ces vidéos d’«Orchestres-mosaïques» pour les orchestres symphoniques? La base de données que nous avons constituée se compose des vidéos mosaïques produites entre mars et décembre 2020 par des orchestres français permanents (n=32) et régionaux de services publics (n=8) et d’orchestres québécois membres du regroupement Orchestres Canada (n=16). Nous avons également réalisé des entretiens semi directifs avec des membres de 6 orchestres ayant produit ce type de vidéo. Notre enquête permet de cerner les logiques de production singulières de ces objets artistiques étroitement liés à la pandémie, de démontrer comment ces «orchestre-mosaïques» ont été significatifs pour les orchestres en tant que moyen de continuer à exister lorsque la pandémie interdisait l’activité fondamentale de jouer ensemble.
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la COVID-19 est passée au stade de pandémie. Dans un communiqué conjoint, le 16 mars 2020, la Chambre de commerce international (CCI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirment que « La pandémie de COVID-19 est une urgence sanitaire et sociétale mondiale qui appelle une action immédiate efficace des gouvernements, des personnes et des entreprises » (https://www.who.int/fr/news/item/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19). La réaction des différents gouvernements variera par la suite en ce qui concerne les mesures prises et la célérité à les adopter. Un confinement des populations selon diverses modalités sera mis en place, on verra la fermeture des frontières et le ralentissement de plusieurs secteurs de l’économie.
Au Québec, au printemps 2020, c’est tout le système d’éducation qui sera mis sur pause, alors que les industries et les commerces non essentiels seront fermés (https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/ligne-du-temps). Ainsi, le secteur des arts et des loisirs sera durement touché à la suite de l’interdiction de tout rassemblement intérieur ou extérieur, de sorte que les artistes professionnels ne pourront plus se produire devant public ni même répéter en groupe (https://fncc.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-Plaidoyer-pour-que-les-arts-demeurent-vivants-Mars-2021.pdf). À cela s’ajoutent les craintes de propagation aérienne du virus, qui serait favorisée par certaines activités comme la pratique du chant et le jeu des instruments à vent dans des ensembles musicaux.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque qui vise à mettre en commun les recherches qui documentent les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques musicales au sens large, autant professionnelles qu’amateurs.
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