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Carl-Philippe Edmond : Université de Montréal
Ce projet est lié au programme de recherche Techno-COVID-Partenariat du CHUM. En mars 2020, la direction générale du CHUM a mis en œuvre différentes innovations technologiques et sociales au service des patients et des équipes de soins pour limiter les contacts physiques entre professionnels de la santé et patients. L’objectif de cette étude a été d'analyser les perceptions des professionnels de la direction des services multidisciplinaires (DSM) du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) sur la téléconsultation, d'identifier les conditions associées à la pertinence de la téléconsultation pour ces professionnels et de proposer des recommandations sur les leçons apprises et la place que devrait prendre la téléconsultation dans la pratique des professionnels de la DSM. Le devis mobilisé a été une étude de cas qualitative descriptive, exploratoire et rétrospective, basée sur l’analyse de 16 entrevues individuelles semi-structurées réalisées avec les professionnels qui ont recouru à la téléconsultation durant la COVID-19. Elles ont fait l’objet d’une analyse de contenu selon une approche thématique émergente. Les principaux bénéfices perçus ont porté sur l’amélioration de la continuité des soins, une meilleure adhésion aux traitements, et une personnalisation des soins via l'accès au milieu de vie des personnes. Les barrières les plus importantes ont été le réseau internet et l’augmentation de la charge de travail.
Les répercussions de la pandémie de SARS-CoV-2 sur la société, en général, et sur le système de santé, en particulier, sont sans précédent. La capacité du système et de ses acteurs à maintenir des soins sécuritaires et de qualité a été mise à l’épreuve. Parallèlement, la pandémie a catalysé plusieurs transformations dans la manière dont les soins de santé sont pensés, organisés, offerts et reçus. Une bonne portion des stratégies envisagées ou implantées pour accompagner ces changements incluent des technologies de l’information (TI). Le potentiel de ces dernières ne peut être minimisé : les TI peuvent contribuer à l’échange d’information et au maintien de relations à distance en plus de soutenir l’offre de soins et services, ainsi que leur administration, tout en réduisant les risques de contagion et l’utilisation d’équipement individuel de protection et en sortant certains acteurs de leur isolation. Que ce soit dans le but de prévenir des éclosions dans les établissements clés ou de minimiser les conséquences des mesures de distanciation, ces technologies ont été mobilisées, déployées, adaptées ou recréées de toutes pièces.
Il importe de faire le point sur cette utilisation des TI en contexte de pandémie et de réfléchir aux enjeux éthiques, méthodologiques et cliniques de leur implantation, de même que leurs incidences sur les procédures, les partenariats ainsi que les flux et charges de travail, entre autres. Cette réflexion est d’autant plus cruciale que les changements encourus risquent de perdurer au-delà de la pandémie. Elle devrait aussi tenir compte de l’expérience de tous les acteurs concernés, y compris les fournisseurs et développeurs de ces TI, les administrateurs et professionnels de différentes spécialités et domaines de la santé, les personnes qui ont été atteintes de COVID-19, les personnes aux prises avec des questions de santé ponctuelles ou aigues durant la pandémie et les patients vivant avec des conditions chroniques, ainsi que les proches et familles de ces acteurs.
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