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Potentiel des systèmes magmatiques en minéraux critiques et stratégiques : une perspective québécoise

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Anne-Aurélie Sappin : Commission géologique du Canada - Ressources naturelles Canada

Résumé de la communication

En 2021, le Canada a dressé une liste de 31 minéraux critiques et stratégiques considérés comme essentiels à la transition de notre pays et de ses alliés vers une économie numérique et à faibles émissions de carbone. Parmi ces minéraux, 18 sont extraits de gisements associés à des systèmes magmatiques. Ils constituent le plus souvent des substances principales de la minéralisation et plus rarement des produits secondaires. Certains minéraux critiques et stratégiques sont contenus dans des systèmes magmatiques felsiques (riches en silice) et/ou alcalins (pauvres en silice et riches en sodium et potassium) comme les éléments des terres rares (ETR), le niobium et le lithium, mais ils peuvent également se retrouver dans des systèmes magmatiques mafiques et/ou ultramafiques (riches en Mg et Fe), tels que le nickel, le chrome, le titane et le vanadium.

Le Québec compte de nombreux exemples de ces systèmes magmatiques hôtes de gîtes et gisements en minéraux critiques et stratégiques, dont certains sont déjà exploités (p.ex. : mines Niobec, North American Lithium, Raglan et Lac Tio) ou en cours de mise en valeur (p.ex. : gisement de Strange Lake). Afin de mettre en évidence leurs caractéristiques et leur potentiel, des exemples des principaux types de systèmes magmatiques felsiques et/ou alcalins et mafiques-ultramafiques d’intérêt pour le Québec seront présentés dans le cadre de cette présentation.

Résumé du colloque

Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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