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Diana Miconi : Université de Montréal
Cette contribution examine l’association entre la préférence pour les interactions sociales en ligne et le soutien à la radicalisation violente (RV) chez les étudiants des cégeps et universités au Québec pendant la pandémie de la COVID-19. En outre, nous cherchons à savoir si cette association est partiellement médiée par la dépression et modérée par le soutien social et l’estime de soi collective des étudiants. Un total de 5598 étudiants ont répondu à une enquête en ligne. Nous avons utilisé des modèles de régression à effets mixtes et effectué une analyse stratifiée et une analyse de médiation formelle. Une préférence plus élevée pour les interactions sociales en ligne était associée à un soutien plus fort à la RV. La dépression a partiellement médié cette association. Bien que la préférence pour les interactions sociales en ligne soit un facteur de risque pour la RV, des niveaux plus élevés de soutien social et d’estime de soi publique se sont avérés protecteurs. Il est important de soutenir les jeunes adultes déprimés et de les aider à maintenir et à construire un réseau social de soutien, surtout pendant cette pandémie. Il est urgent de mettre en place des programmes visant à favoriser l’inclusion, les identités multiples, les compétences numériques et la pensée critique chez les étudiants afin de remédier aux éventuelles conséquences négatives de l’espace en ligne sur la santé mentale des jeunes et le soutien à la violence.
Les dernières années ont mis en lumière de nombreuses évolutions ainsi que des bouleversements écologiques, sociétaux et politiques ayant pour conséquences l’émergence de nouvelles modalités relationnelles.
Ainsi, la psychologie clinique, tant en recherche qu’en clinique, doit en permanence se réinventer et repenser son cadre de soin afin de s’adapter aux nouveaux modes de conjugalité, de parentalité et plus généralement de relations entre individus. Ces différents contextes, intimes et politiques, peuvent réaménager le lien à l’autre, modifier les conditions d’attachement, et viennent remettre en question leurs possibles incidences dans les rencontres cliniques.
Les psychologues, tels des équilibristes, vont alors devoir contenir et penser à la fois les contextes et les singularités afin d’adapter leurs pratiques dans cette clinique en perpétuel mouvement.
Ce colloque convoque la relation en psychologie dans trois dimensions :
Cette conférence a pour objectif de présenter les recherches et les innovations en psychologie clinique, de mettre en dialogue les savoirs et les regards interdisciplinaires issus de la francophonie autour des relations et des relationnalités contemporaines dans leurs multiples contextes. Entre rencontres intersubjectives et questions sociales et politiques, les relations sont humaines et donc à la fois objets de recherche et outils psychothérapeutiques.
Titre du colloque :