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Flora Castel : UQAM - Université du Québec à Montréal
Cette présentation s’inspire des résultats préliminaires d’une recherche qualitative visant à mieux comprendre la portée d’un programme en santé mentale mis sur pied par Médecins du Monde. Destiné aux intervenant.e.s d’organismes communautaires de Montréal, ce programme offert par des psychologues comprend du soutien individuel et de groupe, de même que de la formation en santé mentale (communauté de pratique). L’analyse des entretiens menés auprès des intervenant.e.s et des psychologues permet de dégager les particularités d’une offre de soin reposant sur un travail du lien. Ainsi, tant les psychologues que les intervenants mettent de l’avant la valeur mais également les défis qu’un tel type de travail suppose. Leurs propos invitent à réfléchir à la façon dont certains enjeux propres à l’expérience des soignants et des soignés entrent en résonance et ce, tant sur les plan intrapsychique que relationnel et politique. La dimension de la précarité qui constitue le fil rouge reliant ces expériences prend ainsi différentes formes. À la précarité matérielle et psychique qui marque le vécu des personnes en situation d’itinérance fait écho la précarisation du contexte de pratique des intervenants communautaires qui oeuvrent auprès d’eux et des psychologues qui les soutiennent. Cette précarisation relève de leurs conditions de travail mais se traduit également par l’effritement des pratiques d’intervention axées sur la relation, qu’une vision du soin quantifiable relègue à la marge
Les dernières années ont mis en lumière de nombreuses évolutions ainsi que des bouleversements écologiques, sociétaux et politiques ayant pour conséquences l’émergence de nouvelles modalités relationnelles.
Ainsi, la psychologie clinique, tant en recherche qu’en clinique, doit en permanence se réinventer et repenser son cadre de soin afin de s’adapter aux nouveaux modes de conjugalité, de parentalité et plus généralement de relations entre individus. Ces différents contextes, intimes et politiques, peuvent réaménager le lien à l’autre, modifier les conditions d’attachement, et viennent remettre en question leurs possibles incidences dans les rencontres cliniques.
Les psychologues, tels des équilibristes, vont alors devoir contenir et penser à la fois les contextes et les singularités afin d’adapter leurs pratiques dans cette clinique en perpétuel mouvement.
Ce colloque convoque la relation en psychologie dans trois dimensions :
Cette conférence a pour objectif de présenter les recherches et les innovations en psychologie clinique, de mettre en dialogue les savoirs et les regards interdisciplinaires issus de la francophonie autour des relations et des relationnalités contemporaines dans leurs multiples contextes. Entre rencontres intersubjectives et questions sociales et politiques, les relations sont humaines et donc à la fois objets de recherche et outils psychothérapeutiques.
Titre du colloque :