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Mélanie-Anne Thomassin : Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries

Résumé de la communication

Nous avons développé une aide technologique qui se nomme « Signes pour dire » afin d'appuyer les élèves, ayant un trouble sévère du langage et/ou une surdité. Celle-ci est utilisée lors de leur échange communicationnel, leur intégration dans la société et leur parcours scolaire. « Signes pour dire » est utilisé comme repère dans toutes les matières pour rendre l’élève autonome dans ses apprentissages. Cet outil est principalement l'arrimage des moyens de communications signés, d’illustrations utilisés à des fins de références et de création de matériel pédagogique. Il est employé de multiples façons avec plusieurs types d’appareils numériques. (iPad, cellulaire, TNI, etc.) Cet outil a été développé par l’équipe de l’école Joseph-Paquin en collaboration avec plusieurs partenaires dont le gouvernement de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, le Centre de services des Premières-Seigneuries, le CIUSSS de la Capitale Nationale et la Fondation des Sourds du Québec. Sa conception a été réalisée en collaboration avec la compagnie Altilogix.

Résumé du colloque

Sur le plan international, l’inclusion et la participation sociale sont devenues une visée importante des politiques éducatives concernant les élèves sourds ou ayant une surdité (ONU, 2006). Également, les recherches actuelles portant sur l’éducation des enfants sourds (Kristoffersen et Simonsen, 2014) mettent en évidence l’importance de la littératie comme un enjeu pour le développement du langage précoce chez ces enfants, ce qui peut favoriser le développement de la participation sociale. La littératie est vue ici sous l’angle de la maîtrise de la lecture et de l’écriture et des usages sociaux de l’écrit (Burgat, 2009) ou de la communication (y compris la langue orale) permettant à la personne de participer activement dans la société et dans différents contextes. Or, il est reconnu que les enfants sourds ont un niveau de compétence moins élevé de littératie par rapport aux pairs entendants (Berthiaume et Daigle, 2014). Un défi réside pour l’élève sourd tant dans l’apprentissage de la langue orale que dans le développement des habiletés en lecture, mais aussi d’écriture. Or, le développement de la littératie et de la participation sociale de l’élève sourd ou ayant une surdité paraît étroitement lié au contexte d’enseignement de l’élève oraliste ou bilingue tout au long de sa scolarité (Letscher et al., 2013, 2020). Il y a lieu de rappeler que les difficultés de lecture et d’écriture ont une incidence au-delà de la scolarité de l’élève sourd, mais risquent aussi d’entraver sa participation dans le monde du travail, sa qualité de vie (Ducharme, Arcand et Chrétien, 2010), ainsi que d’autres domaines de vie. Quel état de la situation est-il possible de faire sur l’éducation des élèves sourds ou ayant une surdité, qui implique tant les personnes sourdes ou ayant une surdité, mais aussi leur famille et les intervenants scolaires et des services complémentaires, du réseau de la santé et des services sociaux et communautaires et de l’administration des politiques? (Veuillez noter que toutes les présentations seront interprétées en langue des signes québécoise.)

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 10 mai 2022

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