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Antonio Trajanoski : Haute école pédagogique du canton de Vaud
La crise sanitaire a modifié les modalités d’enseignement et d’apprentissage. Les outils numériques utilisés (smartphone, tablette, ordinateur) se sont révélés peu efficaces pour la transmission de savoir-faire musicaux (Terrien et Güsewell, 2021). La transmission de la syntonisation (Leman, 2008), savoir-faire musical qui consiste à entrer corporellement et volontairement en harmonie avec la musique en marquant par exemple la pulsation, est difficile lors d’un enseignement à distance synchrone. Avec un programmateur, nous avons conçu l’artefact numérique Syntone, outil destiné à favoriser l’acquisition de ce savoir
faire à distance asynchrone. Ses fonctions prennent appui sur des indicateurs issus de la littérature en science de l’éducation (p.ex. Marquet, 2005 ; Rabardel, 1995 ; Zimmerman, 2000) et en psychologie de la musique (p.ex. Leman, 2008, Maes & Leman, 2013). Dans cette recherche exploratoire incluant 4 enseignantes généralistes en formation à la HEP-Vaud (Suisse) avec des difficultés de syntonisation, il s’agira de comprendre comment celles-ci s’approprient l’artefact. Les données seront
recueillies via un journal de bord, un forum interactif et questionnaire. Nous chercherons à identifier les traces de conflits instrumentaux (Marquet, 2005) en utilisant la grille d’extraction des traces proposée par Obstétar (2010).
Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déclare que la COVID-19 est passée au stade de pandémie. Dans un communiqué conjoint, le 16 mars 2020, la Chambre de commerce international (CCI) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) affirment que « La pandémie de COVID-19 est une urgence sanitaire et sociétale mondiale qui appelle une action immédiate efficace des gouvernements, des personnes et des entreprises » (https://www.who.int/fr/news/item/16-03-2020-icc-who-joint-statement-an-unprecedented-private-sector-call-to-action-to-tackle-covid-19). La réaction des différents gouvernements variera par la suite en ce qui concerne les mesures prises et la célérité à les adopter. Un confinement des populations selon diverses modalités sera mis en place, on verra la fermeture des frontières et le ralentissement de plusieurs secteurs de l’économie.
Au Québec, au printemps 2020, c’est tout le système d’éducation qui sera mis sur pause, alors que les industries et les commerces non essentiels seront fermés (https://www.inspq.qc.ca/covid-19/donnees/ligne-du-temps). Ainsi, le secteur des arts et des loisirs sera durement touché à la suite de l’interdiction de tout rassemblement intérieur ou extérieur, de sorte que les artistes professionnels ne pourront plus se produire devant public ni même répéter en groupe (https://fncc.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2021/03/Rapport-Plaidoyer-pour-que-les-arts-demeurent-vivants-Mars-2021.pdf). À cela s’ajoutent les craintes de propagation aérienne du virus, qui serait favorisée par certaines activités comme la pratique du chant et le jeu des instruments à vent dans des ensembles musicaux.
C’est dans ce contexte que s’inscrit ce colloque qui vise à mettre en commun les recherches qui documentent les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les pratiques musicales au sens large, autant professionnelles qu’amateurs.
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