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Jérôme Théau : Université de Sherbrooke
Au cours de la dernière décennie, la télédétection appliquée à l’observation de la Terre a connu un essor fulgurant lié à la combinaison de plusieurs avancées technologiques. La multiplication des plateformes d’acquisition de données, qu’elles soient terrestres, aériennes ou satellitaires, permettent l’accès à des données massives inédites, tant par leurs résolutions temporelles, spatiales que spectrales. En parallèle, le développement d’approches de traitement basées sur l’intelligence artificielle et plus particulièrement sur l’apprentissage automatique procure de nouveaux outils pour automatiser et extraire de l’information à partir de données de télédétection non conventionnelles et multi-sources. La télédétection de la biodiversité s’inscrit dans ce courant et pourrait marquer un tournant majeur dans notre capacité à appréhender les variations de composition, structure et fonction des systèmes vivants, et ce aux différents niveaux allant de l’organisme aux écosystèmes. Cette présentation abordera le potentiel, les défis et perspectives de ces avancées méthodologiques pour la caractérisation de la biodiversité d’un point de vue conceptuel et en s’appuyant sur différents exemples de projets de détection faunique et de caractérisation de la végétation.
L’observation de la Terre (OT) a depuis longtemps fait ses preuves en appui à la prise de décisions éclairées dans de multiples champs, dont l’agriculture, l’hydrologie, la foresterie et la sécurité civile. Par ailleurs, au cours de la dernière décennie, un essor technologique et conceptuel intense a amené une multiplication des capteurs, un raffinement majeur des résolutions autant spatiales que temporelles, certes signes précurseurs de développement, mais aussi d’enjeux sociétaux.
S’inscrivant dans la foulée du colloque Acfas 2021, L’observation de la Terre à l’ère de la 4e révolution industrielle, cette édition se concentre sur quatre tendances clés : 1) l’introduction de nouveaux capteurs et plateformes innovantes; 2) les défis posés par les données massives; 3) l’utilisation de l’intelligence artificielle; et 4) la démocratisation de l’accès et de l’analyse des données.
En premier lieu, les nouveaux capteurs (LiDAR, hyperspectral) et plateformes (drones, CubeSat) repoussent les frontières radiométriques et spatiales, permettent la concrétisation de séries temporelles fiables et encouragent l’entrée de nouveaux joueurs dans le milieu. La multiplication des données d’OT nécessite quant une gestion de mégadonnées pour lesquelles les requêtes et l’analyse exigent des compétences complexes et un savoir-faire unique. Par ailleurs, l’IA s’étant rapidement imposée comme incontournable en OT, ses capacités d’automatisation et d’analyse révolutionnent le domaine du traitement des images, mais, en contrepartie, provoquent des questionnements éthiques et sociétaux importants. Enfin, l’accès et l’analyse de données d’OT se sont démocratisés grâce à l’infonuagique : ce nouveau paradigme ouvre la porte à une nouvelle clientèle de praticiens et praticiennes multidisciplinaires.
Ces avancées scientifiques et techniques constituent des tremplins d’innovation et de collaboration d’une valeur inestimable pour notre communauté et sont, comme il est déjà possible de l’observer, une voie d’avenir prometteuse.
Titre du colloque :