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Florent Poupart : Université Toulouse-Jean-Jaurès
Sur quels critères les personnes en demande de psychothérapie choisissent-elles leur praticien ? Quel est l’impact de ces critères sur le déploiement de la relation de soin et le processus thérapeutique en santé mentale ? Il semble que ces questions ne se posent plus tout à fait de la même façon aujourd’hui qu’hier, du fait des mutations sociétales de ces dernières décennies, qui ont amené à accorder davantage de place aux revendications identitaires des individus dans l’organisation de la vie collective. Ainsi le genre, l’orientation sexuelle, l’appartenance ethnique ou religieuse, peuvent constituer des critères décisifs dans le choix du thérapeute. Par exemple, il peut paraître naturel à une femme de se tourner préférentiellement vers un thérapeute femme, qui sera perçue comme mieux sensibilisée aux problématiques de violences conjugales, sexuelles, obstétricales, au harcèlement sexuel, de rue, etc. L’objet de cette communication sera d’interroger les effets de ces mutations sur la relation et le processus thérapeutiques, à partir de travaux en philosophie et en psychologie clinique, autour de cette question : quels sont les enjeux cliniques et éthiques de la recherche du même (d’une "mêmeté") dans la relation entre la personne en demande et son thérapeute ? Pour cela, nous nous appuierons en particulier sur la notion de cadre psychothérapique, dont les fonctions et effets ont été dégagés par de nombreux travaux en psychologie clinique.
Les dernières années ont mis en lumière de nombreuses évolutions ainsi que des bouleversements écologiques, sociétaux et politiques ayant pour conséquences l’émergence de nouvelles modalités relationnelles.
Ainsi, la psychologie clinique, tant en recherche qu’en clinique, doit en permanence se réinventer et repenser son cadre de soin afin de s’adapter aux nouveaux modes de conjugalité, de parentalité et plus généralement de relations entre individus. Ces différents contextes, intimes et politiques, peuvent réaménager le lien à l’autre, modifier les conditions d’attachement, et viennent remettre en question leurs possibles incidences dans les rencontres cliniques.
Les psychologues, tels des équilibristes, vont alors devoir contenir et penser à la fois les contextes et les singularités afin d’adapter leurs pratiques dans cette clinique en perpétuel mouvement.
Ce colloque convoque la relation en psychologie dans trois dimensions :
Cette conférence a pour objectif de présenter les recherches et les innovations en psychologie clinique, de mettre en dialogue les savoirs et les regards interdisciplinaires issus de la francophonie autour des relations et des relationnalités contemporaines dans leurs multiples contextes. Entre rencontres intersubjectives et questions sociales et politiques, les relations sont humaines et donc à la fois objets de recherche et outils psychothérapeutiques.
Titre du colloque :