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Rosalie Poirier : Cégep de Sorel-Tracy
Les émissions anthropiques de GES sont associées au réchauffement climatique observé au niveau mondial. Au Québec, en 2020, l’industrie cimentière a été l’une des plus importantes émettrices (Ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques, 2021) en raison de la grande quantité de CO2 générée lors de la fabrication du ciment (calcination du calcaire à 1450 °C, CaCO3 + Δ ◊ CaO + CO2(g)¬), soit jusqu’à 0,9 tCO2/tonne de ciment produit (U.S. Energy Information Administration, 2021). Cependant, le ciment est le liant du béton, le matériau le plus utilisé en génie civil et une des alternatives explorées pour remplacer complètement ce liant est le géopolymère, constitués d’aluminosilicates activés par l’alcalinité à faible température, qui produirait jusqu’à 80 % moins de GES que le ciment Portland (Turner et al., 2013). Cette étude propose donc de concevoir un géopolymère composé exclusivement de scories sidérurgiques afin de potentiellement pouvoir réutiliser ce sous-produit ayant actuellement peu de débouchés viables. Plusieurs recettes (ratios solide/liquide, durée et humidité de cure, molarité NaOH, etc.) ont été expérimentées au laboratoire afin d’obtenir un matériau possédant des propriétés propices à une utilisation dans le secteur du génie civil (résistance à la compression > 30 MPa). Les résultats obtenus jusqu’ici sont inférieurs à ceux attendus et la haute teneur en fer des scories serait le facteur limitant.
Alors que les sciences et les technologies connaissent un fulgurant développement et que l’économie s’appuie de plus en plus sur le savoir, la découverte et la préparation de la relève scientifique commencent à un âge de plus en plus précoce. Mais, malgré le fait que de nombreux étudiants et étudiantes du collégial mènent des activités de recherche depuis plusieurs années, ces réalisations ne sont pas encore suffisamment connues, et encore moins reconnues et valorisées. Ces dernières années et à l’occasion d’éditions récentes du congrès de l’Acfas, à Montréal en 2016, et dans l’Outaouais en 2019, on a mis sur pied deux colloques sur l’engagement des étudiants et étudiantes dans les recherches menées, au sein des collèges, dans le secteur des sciences naturelles et du génie. En plus de discuter des contraintes et des pistes de solutions pour améliorer l’encadrement, ces deux colloques visaient à diffuser et à faire connaître les résultats de travaux de recherche. Le colloque de 2022 s’inscrit dans la continuité logique des deux précédents et vise à pérenniser l’événement en offrant une tribune pour que les étudiants et étudiantes puissent présenter leurs travaux. Il sera désormais organisé régulièrement, annuellement ou biannuellement.
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