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Elisabeth St-Pierre : Université Laval
Il a été suggéré que les stratégies employées comme mode opératoire (MO) par les entraîneurs peuvent avoir un impact direct sur la sévérité des abus sexuels et les conséquences vécues par les athlètes (Vertommen et al., 2017). Cependant, aucune étude n'a encore étudié de manière approfondie le MO des entraîneurs. Objectifs : Le but de cette étude est de mieux comprendre les MO des entraîneurs auteurs d’AS. Les deux objectifs de cette étude sont : 1) décrire les stratégies du MO utilisées par les entraîneurs pour perpétrer des AS ; 2) décrire comment le sexe de la victime, son niveau sportif et le contexte historique peuvent influencer les stratégies utilisées. Méthode : Cent-vingt cas d'entraîneurs canadiens ayant perpétré des AS ont été identifiés. À partir de documents juridiques et médiatiques, les données ont été codées à l'aide d'une grille de codification basée sur des études antérieures (Kaufman, 2004; Brackenridge, 2001). Des analyses descriptives et corrélationnelles ont ensuite été menées pour identifier les stratégies du MO utilisées par les entraîneurs pour perpétrer des AS. Résultats : La plupart des entraîneurs ont gagné la confiance de l'athlète en passant beaucoup de temps avec lui à l’extérieur du contexte sportif. La majorité des entraîneurs ont graduellement passé de touchers non sexuels à des touchers de nature sexuelle afin d'obtenir la coopération de l'athlète dans l'abus. Conclusion : Des mesures préventives seront proposées.
La pratique d’un sport s’avère un moteur de développement positif, mais ce, à condition que l’intégrité et le bien-être des athlètes soient priorisés. Or, des témoignages d’athlètes et des appels à l’aide de certains milieux sportifs se multiplient pour dénoncer des problématiques de violence et les tabous entourant la santé mentale dans le sport. Ces constats des milieux convergent vers les résultats de recherches récentes, qui révèlent qu’une proportion importante d’athlètes a déjà subi une forme de violence ou vécu des symptômes d’un trouble de santé mentale au cours de leur parcours sportif. Ces problématiques seraient interreliées, puisque le fait de vivre de la violence en contexte sportif est associé à des problématiques de santé mentale. Des facteurs de risque uniques au contexte du sport, comme la pression de performance et la stigmatisation, représentent des barrières importantes à la mise en place d’un climat sécuritaire qui promeut une saine gestion de la santé mentale. Pour faire en sorte que le domaine sportif puisse offrir le meilleur contexte de développement possible, il importe d’unir les forces des acteur.rice.s clés des milieux sportifs et des chercheur.e.s, qui ont à cœur le bien-être psychologique et l’intégrité des athlètes.
Ce colloque vise à rassembler ces personnes clés afin d’échanger des points de vue sur : 1) l’état des connaissances scientifiques et pratiques sur la violence et la santé mentale en contexte sportif; 2) les apprentissages tirés des initiatives de partenariats existants entre des chercheur.e.s et des milieux sportifs; 3) le développement de nouveaux partenariats; et 4) la conception de nouvelles initiatives afin d’autonomiser les milieux sportifs à l’aide de données empiriques.
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