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Enkeleda Arapi : Université de Montréal
L’autonomie est essentielle pour renforcer la motivation des élèves (Ryan et Deci, 2000) et favoriser la réussite scolaire. La pédagogie alternative accorde une place importante à l’autonomie de l’élève (Koh et Frick, 2010). Or, peu de recherches ont examiné la perception qu'ont les enseignants de l’autonomie de l’élève et les stratégies mises en place pour favoriser cette autonomie dans les écoles de pédagogie alternative. Cette communication vise à comprendre comment les enseignants conçoivent et favorisent l’autonomie de l’élève. Plus précisément, quelle est la conception de l’autonomie chez les enseignants de la pédagogie Montessori et les stratégies mises en place pour favoriser l’autonomie chez l’apprenant dans l’environnement Montessori ? La méthode d’analyse privilégiée est une approche qualitative d’analyse de contenu (Miles et Huberman, 2009). Une grille d’analyse a été élaborée d’après le modèle de Stephanou et al., (2004) regroupant les caractéristiques de l'autonomie selon trois catégories : organisationnelle, procédurale et cognitive. À la lumière des résultats, les enseignants estiment que l’autonomie peut être favorisée en offrant aux élèves des choix et des occasions de prise de décision sur les procédures et l'organisation des apprentissages, et en encourageant les élèves à résoudre les problèmes de manière indépendante.
L’autonomie est une des grandes finalités de l’éducation. Au Québec, dès l’éducation préscolaire, le programme de formation aborde la question de l’autonomie en lien avec la motricité des enfants et leur capacité à poser des gestes sans aide. Ensuite, au primaire et au secondaire, l’autonomie est présente dans toutes les disciplines. Elle est notamment en lien étroit avec la pensée autonome et critique (PFEQ, 2001) qu’il s’agit de développer chez les élèves, mais aussi avec les styles et les stratégies d’apprentissage, la motivation, les facteurs affectifs, etc. Elle constitue donc une des prémisses de la réussite scolaire (Arapi, Pagé et Hamel, 2018). Lahire (2001) fait la distinction entre une autonomie politique, que l’on retrouverait dans l’interaction d’un individu avec ses pairs en tenant compte des règles sociales, et une autonomie cognitive, qui se développe et se reflète dans des pratiques scolaires, telles que la lecture silencieuse, la recherche d’information, etc. (Lahire, 2001), et qui renvoie davantage aux prises de décisions dans l’apprentissage. Ayant en vue les bouleversements récents attribuables à la crise sanitaire, en ce qui concerne les habitudes d’étude des élèves et les pratiques pédagogiques des enseignant‑e‑s, il nous paraît essentiel de réfléchir autour des bonnes pratiques et des dispositifs susceptibles de développer l’autonomie chez les élèves du préscolaire, du primaire et de secondaire. Nous nous proposons de débattre autour des questions suivantes :
Bibliographie
Auzoult, L. (2008). « L’autonomie, conceptions et pratiques », Pratiques psychologiques, 14(2), 237-245.
Borg, S. (2019). « Language learner autonomy in a tertiary context: Teachers’ beliefs and practices ». Language Teaching Research, 23(1), 9-38.
Boud, D. (2012). Developing student autonomy in learning. Routledge.
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