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William Massey : Université Concordia
La gestion des espaces où les rivières et les routes coïncident est un défi qui nécessite l'effort concerté des ingénieurs et des géomorphologues. Un facteur clé pour développer efficacement une infrastructure routière résiliente est la prise en compte des aléas liés à la dynamique géomorphologique correspondant à une région particulière. Dans le cas de la Basse-Côte-Nord où la planification du prolongement de la route 138 est en cours, la présence d'un grand nombre de cours d'eau et de très nombreux ravins a motivé ce projet de recherche qui vise à cartographier les aléas géomorphologiques qui pourraient constituer une contrainte pour la nouvelle route.
Dans cette communication, nous présentons l’approche basée sur une utilisation des données de télédétection (LiDAR, photos aériennes historiques et imagerie satellitaire), analysées par SIG, pour évaluer le potentiel des aléas liés à la dynamique fluviale et côtière ainsi qu'à l'évolution des ravins basée sur une analyse multicritères de données telles que la puissance spécifique et la hauteur de talus extraites du LiDAR. Les résultats de la cartographie préliminaire indiquent peu de zones de migration latérale du chenal, la contrainte majeure pour la route étant le potentiel élevé d'évolution des ravins par le processus de suffosion.
DES RISQUES NATURELS SOUS-ESTIMÉS?
Le Québec, à l’instar d’autres régions du monde, fait face à un défi sans cesse croissant, celui de pertes économiques, et quelquefois de vies humaines, engendrées par des catastrophes naturelles. Pour les seules inondations, le gouvernement du Québec a instauré par décret en 2019 une zone d’intervention spéciale (ZIS) qui impose un moratoire sur la construction de bâtiments et sur la reconstruction de ceux qui ont été détruits par une inondation. Cela pose toute la difficulté d’appliquer une réglementation qu’il faudra, par ailleurs, parfaire. La multiplication des cartographies de zones inondables, par de nombreux acteurs, n’aide pas à convaincre. Elle montre surtout les limites d’une approche probabiliste sur les périodes de retour d’événements extrêmes.
Les changements climatiques vont exacerber d’autres risques, quelque peu sous-estimés. Les vagues de chaleur et les incendies de forêt constitueront les nouveaux défis pour les années à venir. Il est important de réviser les modèles de prévision, par rapport à ces risques, et de mettre en place des politiques de prévention et d’intervention rigoureuses.
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