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Certitude et salut chez Spinoza

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Syliane MALINOWSKI-CHARLES : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Le concept de certitude (certitudo) ne fait pas l’objet d’une définition spécifique dans l’Éthique, mais Spinoza lui attribue néanmoins une valeur extrêmement importante. Dans le Traité de la réforme de l’entendement, la certitude incluse dans toute idée vraie est même le fondement de la méthode décrite par Spinoza pour progresser sur le chemin de la connaissance et, au final, parvenir à la béatitude du sage. Dans ce texte, j’entends analyser le concept de certitude en lien avec la notion de salut dans les deux usages que Spinoza nous en propose : le salut philosophique, relié à la dimension rationnelle de la certitude et de la vérité, et le salut moral, relié à la dimension théologique et présenté dans le Traité théologico-politique.

Au terme de cette analyse, nous serons conduits à réévaluer la dépréciation habituelle du salut théologique par rapport au salut philosophique, telle qu’on la trouve en particulier dans l’ouvrage-phare sur la question d’Alexandre Matheron, Le Christ et le salut des ignorants (1971). À la distinction introduite par Spinoza entre certitude mathématique (qu’il attribue à l’idée vraie saisie intellectuellement) et certitude morale des vérités de religion, nous proposerons de substituer le vocabulaire d’un salut intellectuel et d’un salut moral pour, au final, conclure à l’équivalence des deux saluts, et donc à la réalité du salut par la religion chez Spinoza.

Résumé du colloque

Afin de faire écho au thème du 89e Congrès de l’Acfas, intitulé Sciences, innovations, sociétés, la Société de philosophie du Québec invite ses membres à réfléchir à la complexité et à la richesse des rapports (passés, présents et futurs) entre science, philosophie et société.

Érigées en champs de recherche autonomes, la philosophie et la science se sont développées de concert, nouant à chaque époque des rapports singuliers mais aussi changeants. Dans l’Antiquité, la philosophie s’institue en rupture avec l’opinion et coïncide avec la science en tant que quête de la vérité. À l’époque moderne, l’expression philosophie naturelle évoque encore l’idée selon laquelle la science et la philosophie relèvent d’une même entreprise intellectuelle.

Du tronc commun auquel elles appartenaient jusqu’alors, la physique, la chimie, la biologie et la psychologie s’autonomisent entre le 17e et le 19e siècle. Au 20e siècle, la phénoménologie et la philosophie analytique vont s’engager dans des voies qui opposeront frontalement science et philosophie. Néanmoins, dans le sillage du retour du naturalisme, les rapports entre la philosophie et les sciences empiriques seront une fois de plus appelés à se réinventer. Parfois envisagées comme étant « sur le même bateau », la science et la philosophie ont connu un nouveau rapprochement qui déboucha plus récemment sur l’idée d’une « philosophie expérimentale ».

Alors que la science est appelée à servir de fondement à la décision politique, réfléchir aux configurations qu’ont connues la science et la philosophie dans l’histoire de la pensée philosophique conduit à interroger de nouveau le rôle de la philosophie dans la science et dans la société plus largement. Comment et par quelles voies la philosophie peut-elle contribuer à la science? Inversement, qu’est-ce que la science peut amener à la philosophie, et comment décrire cet apport? Et comment ce dialogue pourrait-il enrichir la contribution de la philosophie aux grands débats de société?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
news icon Thème du colloque :
Science, philosophie, société
section icon Date : 11 mai 2022

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Titre du colloque :

Science, philosophie, société

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Thème du colloque :

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