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Combler l'écart de compétences entre les nouveaux arrivants et l'industrie - Résultats du projet d'innovation et d'inclusion de la main-d'œuvre

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Wendy Cukier : Toronto Metropolitan University

Résumé de la communication

La nouvelle société pose des défis à multiples facettes aux milliers de nouveaux immigrants qui viennent au Canada. Dans le mode d'adaptation à une nouvelle société, l'adaptation à la nouvelle langue et les barrières liées à l'emploi sont des défis largement reconnus auxquels sont confrontés les migrants transnationaux. Comme indiqué dans le Rapport mondial de suivi sur l'éducation 2019 de l'UNESCO, les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur du pays constituent toujours l'un des groupes les plus vulnérables au monde. Les lois et politiques actuelles ne parviennent pas à répondre à leurs besoins et à reconnaître leurs droits. Cela est particulièrement évident dans les expériences des migrants et des réfugiés adultes qui sont souvent victimes de déqualification et de dévalorisation de l'apprentissage et de l'expérience de travail antérieurs à leur arrivée dans le pays d'accueil. Ce document est une tentative de mettre en évidence les résultats du « projet d'innovation et d'inclusion de la main-d'œuvre » financé par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) dans le cadre du programme d'amélioration de la prestation des services (IDS), qui cherchait à obtenir des informations sur l'efficacité des services d'établissement actuels ainsi comme méthodes fondées sur des données probantes pour améliorer la prestation de services.

Résumé du colloque

L’accélération des processus migratoires, conjuguée à la mondialisation croissante du marché de l’emploi, a remis en évidence l’importance de la reconnaissance et de la validation des acquis de l’expérience (RVAE). Leur non-reconnaissance entraîne un coût sur les plans humain, social et économique (Bellemare, 2016). Or, les universités demeurent à ce jour en grande partie exclues de ce processus.

En effet, l’université décerne des diplômes qui lui sont propres et qui reflètent l’expertise disciplinaire de son corps professoral. Ainsi, l’université ne peut reconnaître complètement un diplôme, mais peut difficilement élaborer des méthodes normalisées (Comité interministériel sur la reconnaissance des compétences des personnes immigrantes, 2017). Les personnes responsables d’évaluer les demandes de RVAE en milieu universitaire n’en sont que très rarement des spécialistes. Par ailleurs, le savoir universitaire se déploie sur des bases théoriques et scientifiques, ce qui a fait dire à certains que l’expérience ne répond pas à ces exigences (Landry, 1986). Mais il a été démontré que l’expérience permet une profondeur de compréhension qu’on retrouve rarement dans la formation universitaire (Barrette et de Champlain, 2017; Pastré, 2011). Comment établir ce dialogue?

La RVAE universitaire fait l’objet d’un intérêt scientifique croissant (Bernal Gonzalez, 2020; Cherqui-Houot, 2001, 2008; Morin, 2015) et de développement soutenu (Glauser, 2018; Ouellet, 2006; Shaffer et al., 2010). Ce colloque propose donc un lieu d’échanges et de réflexion intersectoriels sur la RVAE universitaire. Nous accueillons les contributions scientifiques et professionnelles relatives à : 1) des résultats de la recherche sur la RVAE universitaire; 2) des dimensions théoriques de l’explicitation et de la reconnaissance universitaires des pratiques; 3) des pratiques et du développement de la RVAE au niveau universitaire; et 4) des rapports existant entre la RVAE universitaire et celle à d’autres ordres d’enseignement.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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