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Développement de substituts de terre végétale à partir de matériaux locaux pour la végétalisation de la mine Canadian Malartic

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Marie Guittonny : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Résumé de la communication

La quantité de sol végétal récupéré lors de l’aménagement d’une mine à ciel ouvert peut s’avérer insuffisante pour permettre une revégétalisation satisfaisante du site minier lors de sa restauration. L’objectif était d’évaluer la capacité de matériaux locaux, seuls ou en mélange, à assurer le succès de végétalisation sur diverses zones d’un site minier. L’approche méthodologique utilisée a consisté, d’une part, à inventorier les matériaux disponibles sur le site à l’étude et les sources de matière organique disponibles dans la région environnante, et d’autre part, à inventorier les différentes zones à végétaliser sur le site, les objectifs spécifiques de végétalisation sur chaque zone et les propriétés clefs du sol pour atteindre ces objectifs. Quarante-six combinaisons ont été constituées en utilisant comme référence le sol végétal stocké pour la végétalisation future et les recommandations d’études dans la littérature. Les mélanges ont subi plusieurs étapes de caractérisation des propriétés clefs du sol aux niveaux chimique (concentration en matière organique et en métaux totaux, ratio C/N), physique (stabilité des agrégats, macroporosité, densité apparente) et biologique (tests de croissance). Des critères quantitatifs pour chaque propriété ont permis de classer les mélanges via une matrice de sélection et d’identifier les plus prometteurs pour la végétalisation de la mine Canadian Malartic.

Résumé du colloque

Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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