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Dualité linguistique en enseignement supérieur au Canada: la recherche universitaire

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Sylvain St-Onge : Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques

Résumé de la communication

Dans le cadre de la présente communication, nous présenterons notamment des résultats de recherche provenant d’une étude qui a été commandée par l’Acfas et ses partenaires, et réalisée de 2019 à 2021 par l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) et la Chaire de recherche du Canada sur les transformations de la communication savante. Deux approches ont permis de brosser un portrait complet et précis de la situation de la recherche francophone en milieu universitaire. D’une part, l’équipe a réalisé une analyse des bases de données Web of Science et Dimensions, ainsi que des demandes sur mesure faites auprès de Statistiques Canada et des agences subventionnaires fédérales. D’autre part, un sondage a été mené auprès de 515 chercheur-se-s d’expression française travaillant en contexte minoritaire au Canada répartis d’un océan à l’autre. Après avoir présenté le contexte de la dualité linguistique au pays et les institutions francophones et bilingues au Canada, nous traiterons du cadre institutionnel de la recherche en français et de la langue de diffusion des demandes de financement. Par la suite, nous aborderons les raisons de publier en anglais, la place du français dans les activités scientifiques, l’usage de l’anglais dans les sciences et la pression ou la motivation pour publier en anglais.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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