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Écofascisme et la peur de l’Autre : incarner une résistance politique à travers la sensibilité et l’interconnectivité

ÉW

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Élise Warren : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

L’émergence de l’écofascisme en Occident s’explique par une montée de la peur de « l’autre » dans un contexte d’urgence climatique. Les changements climatiques provoquent de plus en plus un sentiment de précarité en lien avec le territoire, et, afin de « protéger ses ressources », il faut exclure et éliminer les « intrus » qui « déstabilisent l’écosystème local », ou du moins, c’est ce que demandent les personnes qui se revendiquent d’un écofascisme. Alors que la crise environnementale est provoquée par un refus social de reconnaître l’interconnectivité entre les êtres du vivant et du non-vivant, l’écofascisme renforce les dynamiques d’oppression qui sont à l’origine du problème planétaire. Il me semble ainsi nécessaire de penser la question des frontières liminales des territoires et des identités dans une approche écoféministe et postcoloniale afin de soulever les potentiels de résistance politique des représentations d’interconnectivité. Peut-être que c’est en offrant des images qui sensibilisent à l’environnement et à « l’autre » que l’on peut contrer la montée de la pensée écofasciste.

Résumé du colloque

Les études féministes et de genre contribuent depuis leur émergence à enrichir le milieu québécois de la recherche. Elles se caractérisent aujourd’hui par un foisonnement impliquant de nouvelles avenues de recherche. Les chercheur·euse·s de différentes disciplines mobilisent des outils théoriques et des méthodes de recherche féministes divers. Si le champ des études féministes et de genre se présente comme étant dynamique et prolifique, il est toutefois dispersé parmi plusieurs disciplines et institutions. Il devient alors impératif de constituer de manière récurrente des espaces qui permettent de prendre acte du panorama des travaux théoriques et empiriques en études féministes et de genre et de témoigner de la richesse de la production scientifique au sein de la communauté de recherche professorale et étudiante, et de l’apport des milieux de pratique et militants.

Le colloque proposé constitue un espace au carrefour duquel seront mis en lumière des enjeux qui (re)traduisent la structure concrète et symbolique des différents systèmes d’oppression, dont le patriarcat. Certains objets de recherche plus classiques articulés autour des violences de genre, des représentations culturelles et des discours, du langage et de l’écriture ou encore de l’écoféminisme, sont toujours étudiés. Ceux-ci sont revisités avec des outils théoriques et méthodologiques hérités des débats traversant notamment le champ des études féministes et de genre. D’autres objets de recherche voient le jour à la faveur de disciplines émergentes comme la philosophie pour enfants, les études queer, les perspectives décoloniales, la théorie animée du cinéma d’animation. Enfin, des milieux de pratique et militants embrassent des postures féministes aux fins de mobilisation organisationnelle, comme c’est le cas dans le domaine de la musique au Québec. Ces enjeux seront donc au cœur du colloque « Focus sur de nouvelles avenues en recherche féministe ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
manager icon Responsables :
Chantal Maillé
section icon Date : 11 mai 2022

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