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Chrystelle H. St-Pierre : Université de Sherbrooke
Soumis à une pression importante au quotidien, les étudiants-athlètes doivent mettre les efforts et le temps nécessaire pour exceller. Ils doivent faire preuve d’une grande capacité d’attention et de gestion des stimuli internes et externes pouvant influencer directement leurs performances et leur bien-être. Dans le cadre de cette communication seront présentés le cadre théorique, la méthodologie et les résultats d’un projet de maîtrise portant sur un programme de yoga et de pleine conscience ciblant les variables de l’épuisement sportif chez six étudiants-athlètes. Pour évaluer les effets du programme, les participants ont complété le REST-Q Sport et le IUI avant et après le programme, des journaux de bord de façon hebdomadaire en plus de participer à une entrevue semi-dirigée une fois le programme complété. Tous ont verbalisé ressentir une diminution de leur stress et la plupart mentionnent observer une augmentation de leur bien-être physique. La majorité dit réinvestir des moyens dans leur quotidien suite au programme. Les résultats obtenus dans le cadre de cette recherche démontrent la pertinence de s’attarder à l’intégration de ces outils auprès des étudiants-athlètes tant comme chercheur afin d’approfondir les connaissances sur le sujet, que comme intervenant afin d’accompagner les athlètes vers un meilleur équilibre global.
La pratique d’un sport s’avère un moteur de développement positif, mais ce, à condition que l’intégrité et le bien-être des athlètes soient priorisés. Or, des témoignages d’athlètes et des appels à l’aide de certains milieux sportifs se multiplient pour dénoncer des problématiques de violence et les tabous entourant la santé mentale dans le sport. Ces constats des milieux convergent vers les résultats de recherches récentes, qui révèlent qu’une proportion importante d’athlètes a déjà subi une forme de violence ou vécu des symptômes d’un trouble de santé mentale au cours de leur parcours sportif. Ces problématiques seraient interreliées, puisque le fait de vivre de la violence en contexte sportif est associé à des problématiques de santé mentale. Des facteurs de risque uniques au contexte du sport, comme la pression de performance et la stigmatisation, représentent des barrières importantes à la mise en place d’un climat sécuritaire qui promeut une saine gestion de la santé mentale. Pour faire en sorte que le domaine sportif puisse offrir le meilleur contexte de développement possible, il importe d’unir les forces des acteur.rice.s clés des milieux sportifs et des chercheur.e.s, qui ont à cœur le bien-être psychologique et l’intégrité des athlètes.
Ce colloque vise à rassembler ces personnes clés afin d’échanger des points de vue sur : 1) l’état des connaissances scientifiques et pratiques sur la violence et la santé mentale en contexte sportif; 2) les apprentissages tirés des initiatives de partenariats existants entre des chercheur.e.s et des milieux sportifs; 3) le développement de nouveaux partenariats; et 4) la conception de nouvelles initiatives afin d’autonomiser les milieux sportifs à l’aide de données empiriques.
Titre du colloque :