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Christine Martineau : Ressources naturelles Canada
Pour réduire l'impact environnemental de l'exploitation des ressources naturelles, la hiérarchie d'atténuation, dans laquelle les impacts sont évités, atténués, restaurés ou compensés, est mise de l’avant. Afin de pouvoir appliquer cette hiérarchie en région boréale, il est essentiel de mesurer les impacts de l’activité minière sur les écosystèmes boréaux et de développer des stratégies adaptées à cette région dont la biodiversité demeure peu étudiée. Cette étude vise donc à déterminer l’empreinte des mines sur la biodiversité des écosystèmes boréaux en analysant la composition végétale (plantes vasculaires, bryophytes et lichens) et microbienne (bactéries et champignons de la phyllosphère, des sols, et des cours d’eau) autour de six sites miniers de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec à différents stades de leur cycle de vie. Six à huit transects radiaux commençant à la périphérie de chaque site minier ont été établis à travers différents types d'écosystèmes et dans des sites témoins. Nos résultats démontrent que la diversité, la structure et la composition des communautés de plantes et de microorganismes peuvent être impactées par l’activité minière et que le stade de développement de la mine et le type d'écosystème modulent l'ampleur de ces impacts. Ces résultats apportent une meilleure compréhension de l’empreinte des mines sur les écosystèmes forestiers boréaux et pourraient permettre le développement de stratégies d’atténuation adaptées à ces écosystèmes.
Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».
Titre du colloque :