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Enseigner l’histoire à distance : un défi pour l’autonomie des enseignant.e.s québécoises au secondaire ?

JJ

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Jean-Louis Jadoulle : Université TÉLUQ

Résumé de la communication

Au printemps 2020, l’irruption de la pandémie a contraint les autorités éducatives québécoises à faire basculer les pratiques enseignantes du mode présentiel à un mode distanciel ou hybride. Entièrement inédite, cette situation s’est imposée dans un contexte où la plupart des enseignant.e.s ne disposaient pas d’une formation ni d’une expérience en matière d’enseignement à distance. L’injonction d’enseigner en ligne venait ainsi à la fois heurter l’autonomie professionnelle des enseignant.e.s. et solliciter celle-ci. Comment les enseignant.e.s d’histoire au secondaire ont-ils adapté leurs pratiques et composé avec cet impératif ? Quelles facteurs d’ordre personnel semblent avoir favorisé la transformation de leurs pratiques dans le sens de l’enseignement à distance ? Les éléments de réponse à ces questions seront extraits de données prélevées au moyen d’un questionnaire en ligne (n = 31) administré, entre avril et août 2021, auprès des enseignant.e.s d’histoire du Québec.

Résumé du colloque

L’autonomie est une des grandes finalités de l’éducation. Au Québec, dès l’éducation préscolaire, le programme de formation aborde la question de l’autonomie en lien avec la motricité des enfants et leur capacité à poser des gestes sans aide. Ensuite, au primaire et au secondaire, l’autonomie est présente dans toutes les disciplines. Elle est notamment en lien étroit avec la pensée autonome et critique (PFEQ, 2001) qu’il s’agit de développer chez les élèves, mais aussi avec les styles et les stratégies d’apprentissage, la motivation, les facteurs affectifs, etc. Elle constitue donc une des prémisses de la réussite scolaire (Arapi, Pagé et Hamel, 2018). Lahire (2001) fait la distinction entre une autonomie politique, que l’on retrouverait dans l’interaction d’un individu avec ses pairs en tenant compte des règles sociales, et une autonomie cognitive, qui se développe et se reflète dans des pratiques scolaires, telles que la lecture silencieuse, la recherche d’information, etc. (Lahire, 2001), et qui renvoie davantage aux prises de décisions dans l’apprentissage. Ayant en vue les bouleversements récents attribuables à la crise sanitaire, en ce qui concerne les habitudes d’étude des élèves et les pratiques pédagogiques des enseignant‑e‑s, il nous paraît essentiel de réfléchir autour des bonnes pratiques et des dispositifs susceptibles de développer l’autonomie chez les élèves du préscolaire, du primaire et de secondaire. Nous nous proposons de débattre autour des questions suivantes :

Bibliographie

Auzoult, L. (2008). « L’autonomie, conceptions et pratiques », Pratiques psychologiques, 14(2), 237-245.

Borg, S. (2019). « Language learner autonomy in a tertiary context: Teachers’ beliefs and practices ». Language Teaching Research, 23(1), 9-38.

Boud, D. (2012). Developing student autonomy in learning. Routledge.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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