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Histoire récente du collège militaire de st-jean, la 20e université au Québec

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Roch Legault : Université du Québec

Résumé de la communication

Le 9 juin 2021, le gouvernement du Québec reconnaissait le Collège militaire royal (CMR) de Saint-Jean à titre d'établissement universitaire habilité à conférer des baccalauréats, des maîtrises et des doctorats aux membres des forces armées. Dès lors, quels sont les défis à relever, quelles sont les pistes de solution et par quels chemins réaliser ou faire vivre une université militaire en terre québécoise dotée de programmes d’enseignement libéraux? Jusqu’ici, les débats autour des adaptations nécessaires au nouveau statut et au développement harmonieux de l'université au sein du CMR se crispent autour de deux enjeux d'importance. D'abord, celui lié à sa structure organisationnelle et à sa gouvernance, ou son administration universitaire d'abord (comme l'appelleraient Demers, Bernatchez et Umbriaco). Ensuite, celui de la liberté académique individuelle, et plus encore celle de la liberté institutionnelle, au moment même où le gouvernement porte son attention sur le sujet et considère même légiférer.

Nous nous proposons de rappeler les étapes marquantes de l’histoire du CMR Saint-Jean depuis sa fondation jusqu’à sa reconnaissance comme une université. Puis, nous présenterons l’état de lieux du CMR Saint-Jean dans un tournant crucial de son existence : sa renaissance universitaire au sein du ministère de la Défense nationale et son intégration au tissu universitaire québécois.

Résumé du colloque

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des pays sont entrés dans ce que certains appellent la « société du savoir » (Bernatchez, 2014; UNESCO, 2005). L’enseignement supérieur (ES) est un pilier des sociétés du savoir, en ce sens qu’il est dépositaire des connaissances accumulées par l’humanité et assure une formation (tout au long de la vie) permettant aux citoyens de fonctionner dans leur société tout en produisant de nouvelles connaissances sur des enjeux complexes (comme la génétique, l’insécurité alimentaire, l’intelligence artificielle, la robotique avancée). L’ES contribue également à la réputation des États où les découvertes ont été produites (Hazelkorn, 2013; Marginson, 2016; UNESCO, 2005).

Au cœur de la société du savoir, l’ES représente des investissements mondiaux de 1 900 milliards de dollars (Kim, 2017); au Canada, les revenus totaux des établissements d’ES dépassent les 38,7 milliards (Statistique Canada, 2020). Ces investissements servent à soutenir les missions de l’ES, qui contribuent directement à la société du savoir par ses activités : enseignement et apprentissage; recherche et innovation; service aux collectivités (Kerr, 1963). Or, malgré la multiplication des rapports et des avis du Conseil supérieur de l’éducation, des rapports et des analyses faits pour le gouvernement (Bissonnette et Porter, 2013; Corbo, 2013, 2017) et des recommandations découlant du chantier sur l’université du futur (Quirion, Bergeron, Corbo et al., 2021), notre connaissance des conditions dans lesquelles s’accomplissent ces missions demeure limitée.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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