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Noukpo Saturnin Houeha : École normale supérieure
Selon l’UNESCO (2021), dans le monde, les femmes sont sous-représentées dans les carrières scientifiques et technologiques. En Afrique, plus particulièrement en Afrique occidentale, la situation reste presque identique et se remarque depuis le choix de filières par les apprenantes dans les collèges, lycées et autres établissements de formation et de recherche où les filles sont peu nombreuses à s’inscrire dans les séries scientifiques. Au Bénin, selon le rapport du STP-PDDSE (2018), dans l’enseignement technique, les filles représentent 26% des effectifs scolarisés dans le public. Pourtant les femmes, plus particulièrement les femmes scientifiques, jouent un rôle important dans le processus de développement régional et national.
En effet, quelle est la place de la femme scientifique dans le développement régional et national ? Quelles sont les causes de la non représentativité des femmes dans les filières scientifiques et technologiques ? Quelles sont les stratégies à mettre en œuvre pour l’intégration du genre dans les Sciences Technologies, Ingénierie et Mathématiques ?
En apportant des éléments de réponses à ces différentes interrogations, cette étude, menée auprès de 150 sujets au CEG1 de Djougou, au LTP de Porto-Novo et à l’IFTS de Lomé, vise à contribuer à l’amélioration de la représentativité des femmes dans les filières scientifiques et technologiques.
Appel à résumé
Le colloque 433 du 89e congrès de l’Acfas constitue un lieu de discussion entre les chercheur‑se‑s et les praticien‑ne‑s pour promouvoir le leadership féminin dans le secteur des science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM), spécifiquement dans les pays en Afrique.
Ce sont plus de 30 communications qui sont attendues et qui seront présentées par des professeur‑e‑s, chercheur‑se‑s, doctorant‑e‑s, et autres intervenant‑e‑s sur des travaux novateurs proposant des stratégies diversifiées et pluridisciplinaires pour contribuer à la résolution de la problématique du genre dans les STIM, secteur anciennement dénommé SMET (science, mathématiques, ingénierie et technologie), et évoluant ces dernières années vers le vocable des sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques (STIAM).
a) Contexte et problématique
Selon l’UNESCO, les femmes ne représentent que 30 % des chercheurs. Cette sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques, dans la recherche et le développement technologique a été largement documentée. De nombreux constats attestent de cette réalité : les femmes chercheuses demeurent minoritaires dans l’enseignement supérieur et sont sous-représentées dans les filières scientifiques en dépit du fait que le pourcentage des femmes diplômées de niveau supérieur est en augmentation dans la plupart des pays. L’obstacle majeur réside dans les attitudes profondément enracinées et les stéréotypes réducteurs du rôle de la femme scientifique, et cela enraye ses possibilités de promotion professionnelle, notamment dans des postes de décision et de responsabilités (le phénomène du « plafond de verre »).
Ce faisant, le leadership féminin en science tarde à produire des résultats probants alors que les femmes scientifiques demeurent un vivier important pour impulser le développement régional et national. Dans cette perspective, ce colloque constitue un lieu de rencontre et de partage pour débattre de la question principale suivante : comment la valorisation du leadership féminin dans les STIM peut-elle favoriser le développement économique et social dans les pays africains?
b) Pertinence
Plusieurs études ont montré que la connaissance scientifique et technologique joue aujourd’hui un rôle majeur dans le développement économique et social.
c) Objectif
Ce colloque vise à mettre en lumière les stratégies pluridisciplinaires qui promeuvent le leadership féminin dans les STIM en Afrique. Plus précisément, ce colloque va contribuer à :