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Claudie-Maude Canuel : Université Laval
Dans l’est du Canada, les bois sans possibilités de transformation dans les industries conventionnelles (sciage, pâtes et papiers, panneaux) en raison de leur faible qualité sur le marché représentent une importante source de biomasse. La filière de la bioénergie forestière est une avenue prometteuse pour valoriser ces bois et contribuer à l’atténuation des changements climatiques. Cependant, les coûts élevés d’approvisionnement limitent son développement. L’intégration de la récolte de biomasse forestière aux activités sylvicoles pourrait être une solution pour le développement de plans d’affaires profitables de bioénergie forestière. Nous avons réalisé une étude empirique permettant d’évaluer et de comparer la rentabilité liée à l’approvisionnement en biomasse sous la forme de tiges ou de sections de tiges en complément de celles des bois destinés aux industries conventionnelles. Nous avons testé quatre intensités croissantes de récolte dans trois sites d’étude situés en forêts tempérées et boréales du Québec. Récolter la biomasse forestière en complément des produits du bois conventionnels a eu peu d’effets sur les coûts unitaires de récolte ($/m3) et des effets variés sur la rentabilité de l’ensemble de la chaine d’approvisionnement en bois. Notre étude démontre que les caractéristiques forestières, les taux de récolte de biomasse ainsi que les conditions de marché sont des facteurs importants à considérer pour le développement compétitif de la bioénergie forestière.
Au cours des dernières décennies, l’industrie du bois s’est grandement transformée et diversifiée. De nouvelles voies de valorisation des rejets et sous-produits de cette industrie sont présentement en développement et permettront de diversifier et surtout d’optimiser l’utilisation du bois. À titre d’exemple, de nombreux travaux prometteurs portant sur la bioénergie forestière, l’utilisation des fibres de cellulose et de la cellulose nanocristalline ont été réalisés. Dans un même ordre d’idées, de nouveaux produits de protection, finition, collage ou de modification du bois à plus faible impact environnemental et à performance accrue ont aussi été développés ou sont présentement en développement. Afin de poursuivre sur cette lancée et d'assurer une utilisation optimale du bois et de ses sous-produits, la mise en place de collaborations interdisciplinaires entre les différents acteurs en recherche (universités, centres collégiaux de transfert de technologie, centres de recherche, etc.) et avec le milieu de pratique est primordiale. Ce colloque permettra de faire le point sur les dernières avancées dans le domaine des biomatériaux, matériaux avancés et sur la bioénergie dans l’industrie du bois, mais aussi de créer des liens entre les divers acteurs œuvrant de près ou de loin en recherche sur le matériau bois, mais aussi dans le milieu privé. Ce colloque permettra de faire croître les domaines de recherche engagés dans la valorisation des produits du bois.
Titre du colloque :