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Tognon Clotilde Guidi : Institut national supérieur de technologie industrielle
Le concept d’industrie 4.0 ou industrie du futur correspond à une nouvelle façon d’organiser les moyens de production. L’industrie 4.0 est-elle une opportunité pour la femme du secteur Technique et de la technologie ? En matière d’industrialisation, l’Afrique accuse un retard qui confine clairement les potentiels de son développement. Les économies africaines ne sont pas développées autour de leurs forces, Bien que nous ayons toutes sortes de matières premières, il n’y a pas eu de création de valeur qui puisse créer de la richesse. L’une des raisons de l’accélération de la pauvreté en Afrique réside dans le manque de transformation de ses ressources et le manque de la production de masse. Devant ce constat, l’accélération industrielle constitue une urgence pour le développement en Afrique. En vue de s’inscrire dans la quatrième révolution industrielle. Avec de grandes zones démographiques, une culture propre et des produits spécifiques, nous avons de belles opportunités d’initiatives africaines: pour développer des produits africains, originaux, sophistiqués et répondant aux besoins locaux. Et ce à partir de hubs décentralisés qui sont aujourd’hui ce qui manque le plus en Afrique. Le progrès technologique en cours encourage les femmes d’envisager une carrière dans le secteur manufacturier et le secteur de service du technique et de technologique. Cela donne naissance à un espace favorable où les femmes rejoindront les emplois de futurs sans toucher ses devoirs familiales.
Appel à résumé
Le colloque 433 du 89e congrès de l’Acfas constitue un lieu de discussion entre les chercheur‑se‑s et les praticien‑ne‑s pour promouvoir le leadership féminin dans le secteur des science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM), spécifiquement dans les pays en Afrique.
Ce sont plus de 30 communications qui sont attendues et qui seront présentées par des professeur‑e‑s, chercheur‑se‑s, doctorant‑e‑s, et autres intervenant‑e‑s sur des travaux novateurs proposant des stratégies diversifiées et pluridisciplinaires pour contribuer à la résolution de la problématique du genre dans les STIM, secteur anciennement dénommé SMET (science, mathématiques, ingénierie et technologie), et évoluant ces dernières années vers le vocable des sciences, technologies, ingénierie, arts et mathématiques (STIAM).
a) Contexte et problématique
Selon l’UNESCO, les femmes ne représentent que 30 % des chercheurs. Cette sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques, dans la recherche et le développement technologique a été largement documentée. De nombreux constats attestent de cette réalité : les femmes chercheuses demeurent minoritaires dans l’enseignement supérieur et sont sous-représentées dans les filières scientifiques en dépit du fait que le pourcentage des femmes diplômées de niveau supérieur est en augmentation dans la plupart des pays. L’obstacle majeur réside dans les attitudes profondément enracinées et les stéréotypes réducteurs du rôle de la femme scientifique, et cela enraye ses possibilités de promotion professionnelle, notamment dans des postes de décision et de responsabilités (le phénomène du « plafond de verre »).
Ce faisant, le leadership féminin en science tarde à produire des résultats probants alors que les femmes scientifiques demeurent un vivier important pour impulser le développement régional et national. Dans cette perspective, ce colloque constitue un lieu de rencontre et de partage pour débattre de la question principale suivante : comment la valorisation du leadership féminin dans les STIM peut-elle favoriser le développement économique et social dans les pays africains?
b) Pertinence
Plusieurs études ont montré que la connaissance scientifique et technologique joue aujourd’hui un rôle majeur dans le développement économique et social.
c) Objectif
Ce colloque vise à mettre en lumière les stratégies pluridisciplinaires qui promeuvent le leadership féminin dans les STIM en Afrique. Plus précisément, ce colloque va contribuer à :