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Le développement de la langue scolaire chez les élèves allophones en classe ordinaire : une responsabilité partagée!

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Pascale Rousseau : Université Laval

Résumé de la communication

La langue joue le rôle de véritable porte d’entrée des apprentissages scolaires. Ce faisant, ces apprentissages représentent un défi pour les élèves allophones qui sont intégrés en classe ordinaire, car ceux-ci doivent développer leurs compétences langagières en français et, plus particulièrement, maitriser ce qu’on appelle la « langue scolaire », soit la langue propre aux disciplines à l’étude (Schleppegrell, 2020). Par ailleurs, en raison de ses caractéristiques, la langue scolaire peut être considérée comme une langue seconde en soi, et ce, même pour les locuteurs natifs (Echevarría et al., 2016). Une intervention concertée pour soutenir son apprentissage bénéficierait donc à tous les élèves. La présente communication propose une réflexion sur la responsabilité partagée de l’enseignement de la langue scolaire au secondaire en milieu pluriethnique à Québec, en s’appuyant sur une recension des écrits effectuée dans le cadre d’une recherche doctorale. Cette recherche vise à mesurer les effets de l’enseignement de la langue scolaire en classe de français langue seconde et de science sur les connaissances lexicales des élèves et à vérifier les liens entre ces connaissances et leurs apprentissages en science. Un aperçu de la méthodologie envisagée et des résultats anticipés sera également offert. En s’intéressant aux effets d’une intervention ciblée, tant chez les élèves allophones que francophones, ce projet de recherche s’inscrit dans une perspective d’équité et d’inclusion.

Résumé du colloque

Les élèves qui composent les écoles du Québec se caractérisent par une pluralité de profils, de réalités et de parcours, notamment alimentés par la diversité des élèves issus de l’immigration (EII) (MELS, 2014). Pour mettre en place des conditions susceptibles de soutenir l’expérience socioscolaire des EII et de leurs familles, plusieurs écrits soulèvent la nécessité de s’appuyer sur la responsabilité collective des membres de la communauté éducative (ex. : directions, membres du personnel scolaire ou de la communauté, parents d’élèves) (Kanouté et al., 2011). Il paraît également nécessaire de s’attarder aux besoins des EII de façon systémique, c’est-à-dire en mobilisant tous les niveaux du système scolaire (ex. : ministère, centres de services scolaires (CSS), écoles, pratiques enseignantes) (Mc Andrew et al., 2015).

Depuis quelques années, des écrits scientifiques recourent au concept d’équité pour étudier l’expérience socioscolaire des EII (Borri-Anadon et al., 2021; Potvin et al., 2018), celui-ci étant vu comme un moyen permettant de prendre en compte les particularités des élèves et de leurs familles, de réduire les obstacles susceptibles de nuire à la réalisation du potentiel éducatif des EII et de tendre vers l’égalité pour tous et pour toutes (OFDE, 2014). Le concept est aussi sollicité dans des écrits gouvernementaux (CSE, 2016 et 2017; MEES, 2017) et dans de nombreux plans d’engagement vers la réussite de CSS (ex. : CSS Marie-Victorin).

Le présent colloque vise à stimuler des réflexions collectives entre des protagonistes de divers horizons, avec des pouvoirs d’agir et des postures variés sur les questions suivantes : comment les initiatives et les pratiques mises en place dans le milieu scolaire québécois contribuent-elles à l’équité et à l’inclusion des EII et de leurs familles? Comment pourrions-nous faire encore mieux? Comment favoriser une mobilisation collective autour des enjeux d’équité et d’inclusion qui concernent les EII et leurs familles?

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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