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Korinne Le Blanc : Cégep de la Gaspésie et des Îles
Ce projet cible les femmes qui étudient, travaillent et enseignent dans le domaine du plein air et du tourisme d'aventure. Ce projet périscolaire est offert principalement aux étudiantes en techniques du tourisme d’aventure, à l’AEC en guide d’aventure et au programme Aventure-études. Le PAF consiste à créer des moments entre enseignantes, professionnelles et étudiantes travaillant dans un domaine traditionnellement masculin. Le groupe planifie et réalise un calendrier varié d’activités (plein air, expéditions, causeries) en se fixant des objectifs précis. Le groupe PAF devient un outil d’accompagnement; un moyen pour les étudiantes de mieux se définir dans leur programme d’études et de réaliser leur plein potentiel.
Le PAF, à sa façon, contribue à l’optimisation des efforts pour que les femmes, et toute personne s’identifiant comme une femme, prennent leur place dans un programme d’études et dans un métier traditionnellement masculin. Cette communauté de pratique féminine, bien qu’elle soit non-mixte, est nécessaire et répond à un besoin réel au sein de la population étudiante féminine en tourisme d’aventure. Le PAF permet et favorise des transformations saines et égalitaires en lien avec l'environnement du tourisme d'aventure.
Bien que l’accès à l’enseignement supérieur se soit démocratisé, les inégalités continuent à se (re)produire sur la base des rapports sociaux de sexe, de racialisation et de classe chez les personnes apprenantes (Magnan et al., 2021) comme au sein du corps enseignant et professionnel (Dutoya et al., 2019). La crise sanitaire semble d’ailleurs avoir renforcé ces inégalités, tant au regard de la conciliation travail-famille (Frederickson, 2020; Minello, 2020) ou études-famille que de l’accès aux services de soutien pédagogique ou psychologique ou à un lieu d’étude adéquat (FECQ, 2020, 2021).
Parallèlement, le principe d’équité est de plus en plus mobilisé dans les politiques institutionnelles des établissements d’enseignement postsecondaire, et par les organismes subventionnaires provinciaux et fédéraux. L’équité implique que les marqueurs identitaires ou le rapport (non traditionnel) avec les études ne doivent ni marginaliser les personnes apprenantes, ni nuire à leur projet éducatif (CSE, 2016). Plus encore, elle constitue une démarche visant à corriger les désavantages existants entre les groupes d’individus historiquement dominés et socialement opprimés à cause de ces mêmes marqueurs identitaires, et elle implique de compenser le déséquilibre et ses répercussions par des mesures spécifiques (Nassif-Gouin, Picard, Lévesque, Boivin et Blain, 2021).
Sans faire fi des concepts de diversité, d’inclusion et de pratiques inclusives, ce colloque est une invitation à réunir différents acteurs et différentes actrices des milieux d’enseignement collégial pour penser l’équité et ses liens avec nos visions, nos réflexions pédagogiques, nos façons d’aborder les rapports de pouvoir en classe ou nos envies de transformation.
Titre du colloque :