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Patrice Roy : Ministère des Ressources naturelles et des Forêts
La transition énergétique vers une économie faible en carbone occasionnera une forte hausse de la demande des minéraux tels que le nickel, le vanadium, l’indium, le cobalt, le lithium et le graphite. Comme bien d’autres États, le Québec a amorcé sa transition vers une économie plus verte et a choisi de miser sur les énergies renouvelables et les nouvelles technologies.
Le Plan québécois pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques (PQVMCS) s’inscrit dans ce virage. Il a été mis en œuvre afin de favoriser le développement et la pérennité de chaînes de valeur de minéraux critiques et stratégiques (MCS) en tirant profit des avantages concurrentiels et du savoir-faire québécois.
Dans le PQVMCS, nous proposons une approche intégrée à différents niveaux des chaînes de valeur, notamment : un soutien à l’exploration et à la mise en valeur de gisements de MCS de qualité, des initiatives visant la réduction des répercussions environnementales et sociales, l’intégration de l’économie circulaire dans les filières de MCS, le soutien à la recherche sur l’ensemble du continuum de l’innovation et le développement d’outils pour promouvoir nos pratiques responsables.
Ultimement, le Québec veut être reconnu comme un partenaire fiable, éthique et durable qui contribue activement aux transitions énergétique et technologique mondiales ainsi qu’à la création de richesse dans une économie plus verte par la production, la transformation et le recyclage de MCS de qualité.
Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».
Titre du colloque :