pen icon Colloque
quote

Le projet « Coup d’œil sur le patrimoine », une porte d’entrée pour développer l’autonomie chez les élèves de secondaire

VC

Membre a labase

Véronique Charlebois : Collège Héritage

Résumé de la communication

Cette conférence rend compte d’un projet annuel rendu à la 10 édition, concernant l’exploration par des élèves du secondaire du patrimoine de la région de Châteauguay. Dans un premier temps, dans le cadre de leur cours d’histoire, une centaine d’élèves de 4e année de secondaire photographient différents éléments environnants (patrimoine religieux, architectural, militaire, industriel, naturel, etc.). Par la suite, ils doivent mener des recherches et écrire un texte qui explique la valeur patrimoniale de leurs photographies. Ensuite, dans un deuxième temps, les photographies et les textes qui les accompagnent sont explosés sur le site du musée Maison le Pailleur de Chateauguay, afin d’être consultés par le public – local et régional - qui vote son coup de cœur. Ces fragments d’histoire, photographiés et reconstruits et ensuite restitués à la communauté par des élèves de secondaire, eux-mêmes des habitants de la région, a un fort impact sur le public local, qui attend, année après année, découvrir des nouvelles façons de s’envisager comme acteurs de l’histoire. La conférence rend compte également du rôle formateur de ce projet, sur le plan scolaire et social, notamment en ce qui concerne l’autonomie dans la recherche de l’information.

Résumé du colloque

L’autonomie est une des grandes finalités de l’éducation. Au Québec, dès l’éducation préscolaire, le programme de formation aborde la question de l’autonomie en lien avec la motricité des enfants et leur capacité à poser des gestes sans aide. Ensuite, au primaire et au secondaire, l’autonomie est présente dans toutes les disciplines. Elle est notamment en lien étroit avec la pensée autonome et critique (PFEQ, 2001) qu’il s’agit de développer chez les élèves, mais aussi avec les styles et les stratégies d’apprentissage, la motivation, les facteurs affectifs, etc. Elle constitue donc une des prémisses de la réussite scolaire (Arapi, Pagé et Hamel, 2018). Lahire (2001) fait la distinction entre une autonomie politique, que l’on retrouverait dans l’interaction d’un individu avec ses pairs en tenant compte des règles sociales, et une autonomie cognitive, qui se développe et se reflète dans des pratiques scolaires, telles que la lecture silencieuse, la recherche d’information, etc. (Lahire, 2001), et qui renvoie davantage aux prises de décisions dans l’apprentissage. Ayant en vue les bouleversements récents attribuables à la crise sanitaire, en ce qui concerne les habitudes d’étude des élèves et les pratiques pédagogiques des enseignant‑e‑s, il nous paraît essentiel de réfléchir autour des bonnes pratiques et des dispositifs susceptibles de développer l’autonomie chez les élèves du préscolaire, du primaire et de secondaire. Nous nous proposons de débattre autour des questions suivantes :

Bibliographie

Auzoult, L. (2008). « L’autonomie, conceptions et pratiques », Pratiques psychologiques, 14(2), 237-245.

Borg, S. (2019). « Language learner autonomy in a tertiary context: Teachers’ beliefs and practices ». Language Teaching Research, 23(1), 9-38.

Boud, D. (2012). Developing student autonomy in learning. Routledge.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :