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Abderrahmane Djaballah : UQO - Université du Québec en Outaouais
Les acteurs économiques se comportent comme des êtres émotionnels dominés par la peur qui dépend de leur aversion au risque. C’est pourquoi l’analyse des comportements sur les marchés financiers intéresse autant les chercheurs en économie que dans le domaine de la psychologie. Compte tenu de l’ignorance du risque relatif au choix d’investissement par les modèles d’évaluation, notre recherche se fixe comme objectif la mise en perspective des comportements décisionnels des intervenants des marchés financiers dans les problèmes de modélisation de la valeur de l’entreprise. En d’autres termes, notre étude consiste à examiner, dans le cadre d’une étude d’association, l’impact de l’intégration d’une mesure du risque, utilisée comme proxy des comportements décisionnels, dans le modèle d’évaluation sur l’explication de la valeur marchande des titres.
En utilisant les données financières du marché canadien pour la période de 2011 à 2020, nous nous attendons à ce que le risque qui se manifeste par la volatilité du marché économique soit un déterminant essentiel des valeurs des actifs qui y sont négociés. Nous nous attendons également à ce que cette dimension comportementale du risque explique une partie de la différence entre la valeur marchande et la valeur comptable des capitaux propres.
Récemment, une attention accrue de la recherche a été orientée vers la gestion des risques, guidée par une complexité croissante du monde des affaires et un objectif de promouvoir la transparence et améliorer la qualité de la divulgation. D’une attitude défensive face au risque considéré comme situation à réduire ou à éviter, les entreprises en sont venues de plus en plus à reconnaître le côté opportuniste et le potentiel de création de valeur du risque. Comme exemple, la fonction de surveillance des risques des conseils d’administration, en tant que mécanisme central de la gouvernance d’entreprise, n’a jamais été aussi critique et difficile qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les risques que les entreprises rencontrent deviennent de plus en plus complexes, interconnectés et éventuellement plus dévastateurs que jamais. L’économie mondiale a augmenté à la fois l’interdépendance des organisations et l’interdépendance des risques qui dépassent souvent les limites et les frontières (PricewaterhouseCoopers, 2009).
Les instances de gouvernance des diverses organisations réévaluent leurs stratégies pour répondre à ces défis. La gestion des risques est apparue comme un facteur clé de succès et une priorité pour les entreprises. Le système de gouvernance d’entreprise et en particulier le conseil d’administration jouent un rôle central dans la réduction de l’asymétrie d’information, la planification des stratégies, la gestion des risques et de facto l’augmentation de la valeur de l’entreprise.
Dans ce contexte, l’objectif de ce colloque est de lier ces deux domaines de recherche en passant en revue la littérature sur la gouvernance et la gestion des risques ainsi que l’interrelation entre les deux. Le but est de connaître l’état de l’art dans ce domaine, d’exposer les fondements et les modèles théoriques et empiriques qui soutiennent l’interaction entre la gouvernance et la gestion des risques, de proposer ainsi de nouvelles pistes de réflexion et de recherche empirique.
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