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Émilie Mckinnon-Côté : Université Laval
Pour les jeunes enfants, l’éducation préscolaire en plein air offre un contexte qui favorise l’apprentissage actif, leur permet de s’engager en explorant, expérimentant, etc., de vivre différentes expériences issues du monde réel et naturel, ainsi que de connaitre leurs propres capacités et les développer (Huggins et Wickett, 2017). D’autres ont également démontré que ce contexte constituerait un facteur de protection contre l’obésité infantile et qu’elle contribuerait au bien-être psychologique des jeunes enfants, au développement de leur confiance en soi et de leurs habiletés sociales (Knight, 2013). Cette communication vise à présenter les résultats d’une analyse d’entretiens menés auprès de 20 personnes enseignantes à l’éducation préscolaire dans le cadre du projet de recherche Pratiques enseignantes en plein air en contexte scolaire au Québec (Ayotte-Beaudet et Berrigan, 2022). Lors de ces entretiens, des personnes enseignantes ont notamment été invitées à rapporter comment le contexte extérieur permet de soutenir le développement global de l’enfant. L’analyse de ces entretiens démontre que, selon les personnes participantes, le contexte extérieur permet de soutenir le développement global de l’enfant à l’éducation préscolaire, un objectif principal du Programme-cycle à l’éducation préscolaire du ministère de l’Éducation (2021). En effet, la majorité des par affirme que les pratiques enseignantes à l’extérieur répondent aux besoins développementaux des enfants.
Si l’idée que le contact avec la nature puisse être profitable pour l’apprentissage et le développement des jeunes est partagée par des intervenants du réseau scolaire depuis très longtemps, c’est surtout au cours des dernières années que des travaux de recherche ont commencé à faire apparaître certaines retombées (Kuo et al., 2019). Pensons aux effets du contact direct avec la nature sur des variables influant sur l’apprentissage (Kuo et al., 2019) comme l’augmentation de l’attention (Dadvand et al., 2015), une meilleure autodiscipline (Li et Sullivan, 2016), une motivation et un engagement accrus (Becker et al., 2017). Un second constat concerne la richesse des milieux à l’extérieur comme contextes concrets pour appliquer les apprentissages dans différentes disciplines scolaires (Ayotte-Beaudet et al., 2017) ou comme lieu d’émergence de conceptions initiales (Maynard, Waters et Clement, 2013). De plus, des travaux dans le domaine de l’activité physique semblent indiquer que ce contexte favorise l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les élèves (Mygind, 2016), également favorable à l’apprentissage.
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, une équipe financée par le ministère de l’Éducation a documenté les pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte scolaire au Québec. Ce colloque sera l’occasion de présenter les résultats d’une programmation de recherche ayant eu deux objectifs principaux : 1) caractériser les pratiques d’éducation en plein air chez les personnes enseignantes au primaire au Québec avant et après le confinement attribuable à la COVID-19; et 2) décrire des pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte préscolaire au regard du développement de l’enfant. Les résultats présentés traiteront de pratiques dans les domaines du préscolaire, du primaire (arts, éducation physique et à la santé, français, mathématiques, sciences et technologies ainsi qu’univers social) et du secondaire (éducation physique et à la santé et sciences et technologies).
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