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Valérie Vinuesa : UQAM - Université du Québec à Montréal
Il existe de nombreux défis à l’éducation en plein air en contexte scolaire qui ont été largement documentés, comme une mauvaise perception du potentiel éducatif de ces milieux, l’imprévisibilité des conditions météorologiques ou la gestion des élèves (Ayotte-Beaudet et coll., 2017; Glackin et Jones, 2012). Au Québec, il semble néanmoins qu’il y ait un élan croissant pour les apprentissages en plein air (Ayotte-Beaudet, Berrigan et Vinuesa, 2022; Lacoste et coll., 2021). À l’occasion d’une recherche sur les pratiques enseignantes à l’éducation préscolaire, au primaire et au secondaire, notre équipe a donc documenté les manières de faire face aux défis de l’éducation en plein air en contexte scolaire. Plus de 130 entretiens individuels ont été réalisés à la fin de l’année scolaire 2020-2021 et ont fait l’objet d’une analyse de contenu thématique. Dans le cadre de cette communication, nous présenterons les solutions évoquées par les participantes face aux défis fréquemment rencontrés. Nos résultats montrent que les personnes enseignantes qui ont l’habitude de pratiquer l’éducation en plein air ont développé et envisagé de nombreuses solutions qui n’avaient été que très peu documentées à ce jour. Ces résultats intéresseront autant les personnes chercheuses, praticiennes que décideuses à réfléchir au développement de ce champ.
Si l’idée que le contact avec la nature puisse être profitable pour l’apprentissage et le développement des jeunes est partagée par des intervenants du réseau scolaire depuis très longtemps, c’est surtout au cours des dernières années que des travaux de recherche ont commencé à faire apparaître certaines retombées (Kuo et al., 2019). Pensons aux effets du contact direct avec la nature sur des variables influant sur l’apprentissage (Kuo et al., 2019) comme l’augmentation de l’attention (Dadvand et al., 2015), une meilleure autodiscipline (Li et Sullivan, 2016), une motivation et un engagement accrus (Becker et al., 2017). Un second constat concerne la richesse des milieux à l’extérieur comme contextes concrets pour appliquer les apprentissages dans différentes disciplines scolaires (Ayotte-Beaudet et al., 2017) ou comme lieu d’émergence de conceptions initiales (Maynard, Waters et Clement, 2013). De plus, des travaux dans le domaine de l’activité physique semblent indiquer que ce contexte favorise l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les élèves (Mygind, 2016), également favorable à l’apprentissage.
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, une équipe financée par le ministère de l’Éducation a documenté les pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte scolaire au Québec. Ce colloque sera l’occasion de présenter les résultats d’une programmation de recherche ayant eu deux objectifs principaux : 1) caractériser les pratiques d’éducation en plein air chez les personnes enseignantes au primaire au Québec avant et après le confinement attribuable à la COVID-19; et 2) décrire des pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte préscolaire au regard du développement de l’enfant. Les résultats présentés traiteront de pratiques dans les domaines du préscolaire, du primaire (arts, éducation physique et à la santé, français, mathématiques, sciences et technologies ainsi qu’univers social) et du secondaire (éducation physique et à la santé et sciences et technologies).
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