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Felix Berrigan : Université de Sherbrooke
La littérature scientifique montre de plus en plus de bénéfices relatifs à l’éducation en plein air, que ce soit sur le plan des apprentissages (Ayotte-Beaudet et coll., 2017), de l’activité physique (Mygind, 2016) ou de l’attention des élèves (Mason et coll., 2021). Au Québec, bien que les programmes d’études n’encouragent pas explicitement les personnes enseignantes à animer des situations pédagogiques en plein air, il semble qu’il y ait un élan croissant pour les apprentissages dans ce type de milieu (Lacoste et coll., 2021). Une recherche a été menée afin de décrire les pratiques enseignantes à l’éducation préscolaire, au primaire et au secondaire. Au cours de l’année académique 2020-2021, un questionnaire en ligne a été rempli par 1008 personnes enseignantes et plus de 130 entretiens individuels ont été réalisés. Dans le cadre de cette communication, nous présenterons les résultats saillants relatifs 1) aux intentions déclarées par les personnes enseignantes pour s’engager dans l’éducation de plein air, 2) aux effets perçus sur l’apprentissage et l’activité physique ainsi 3) qu’aux défis perçus. Nos résultats montrent notamment que l’éducation en plein air a le potentiel de contribuer à l’amélioration de la qualité des apprentissages et de la pratique de l’activité physique. Nous espérons qu’ils pourront être bénéfiques aux personnes qui souhaitent accompagner les milieux dans l’implantation de pratiques d’éducation en plein air dans les écoles du Québec.
Si l’idée que le contact avec la nature puisse être profitable pour l’apprentissage et le développement des jeunes est partagée par des intervenants du réseau scolaire depuis très longtemps, c’est surtout au cours des dernières années que des travaux de recherche ont commencé à faire apparaître certaines retombées (Kuo et al., 2019). Pensons aux effets du contact direct avec la nature sur des variables influant sur l’apprentissage (Kuo et al., 2019) comme l’augmentation de l’attention (Dadvand et al., 2015), une meilleure autodiscipline (Li et Sullivan, 2016), une motivation et un engagement accrus (Becker et al., 2017). Un second constat concerne la richesse des milieux à l’extérieur comme contextes concrets pour appliquer les apprentissages dans différentes disciplines scolaires (Ayotte-Beaudet et al., 2017) ou comme lieu d’émergence de conceptions initiales (Maynard, Waters et Clement, 2013). De plus, des travaux dans le domaine de l’activité physique semblent indiquer que ce contexte favorise l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les élèves (Mygind, 2016), également favorable à l’apprentissage.
Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, une équipe financée par le ministère de l’Éducation a documenté les pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte scolaire au Québec. Ce colloque sera l’occasion de présenter les résultats d’une programmation de recherche ayant eu deux objectifs principaux : 1) caractériser les pratiques d’éducation en plein air chez les personnes enseignantes au primaire au Québec avant et après le confinement attribuable à la COVID-19; et 2) décrire des pratiques enseignantes à l’extérieur en contexte préscolaire au regard du développement de l’enfant. Les résultats présentés traiteront de pratiques dans les domaines du préscolaire, du primaire (arts, éducation physique et à la santé, français, mathématiques, sciences et technologies ainsi qu’univers social) et du secondaire (éducation physique et à la santé et sciences et technologies).
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