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L’expérience d’apprentissage en formation initiale à l’enseignement des sciences et technologies : point de vue d’une étudiante

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Justine Dion-Routhier : Université Laval

Résumé de la communication

Pour soutenir le développement d’une culture scientifique, le rôle de l’école parait incontestable (OCDE, 2018). Malgré que l’exploitation de démarches d’investigation scientifique (DIS) en enseignement des sciences et technologies (S&T) fasse consensus (Roberts & Bybee, 2014), elles sont presque absentes des classes du primaire (Cartwright & Hallar, 2018). Les difficultés des enseignants à les implémenter sont connues (Biggers & Forbes, 2012) et justifient l’importance de leur formation initiale (FI) en S&T. Plusieurs chercheurs (p.ex. Hamed & al., 2020) proposent une FI en enseignement des S&T qui permette de rassembler des connaissances et d’engager les futurs enseignants dans une DIS. Windschitl (2002) a toutefois démontré que ce n’était pas suffisant. Les défis de la FI expliquant le non-transfert des apports théoriques dans les classes du primaire sont documentés depuis longtemps (Appleton, 2006). Ce qui n’a pas encore été investigué, c’est le point de vue des futurs enseignants sur leur processus d’apprentissage dans la FI à l’enseignement des S&T. Cette recherche vise donc à présenter le point de vue d’étudiants dans un cours de didactique des S&T au BÉPEP de l’Université Laval. Nous analyserons les conceptions initiales et finales des S&T d’une étudiante dans un entretien d’explicitation (Vermersch, 2017) sur les traces d’activité réelle. Nous présenterons une analyse des résultats préliminaires pour comprendre ce qui est appris et significatif pour l’étudiante.

Résumé du colloque

En 2022, l’Acfas amorcera les célébrations de son 100e anniversaire. Au cœur de sa mission, le développement de la culture scientifique et technologique est la condition première du dialogue constant qui doit avoir lieu entre science et société. Depuis mars 2020, la pandémie de COVID-19 a mis plus que jamais la science au centre de nos préoccupations et au cœur des décisions de nos gouvernements. Elle a été encensée, mais aussi étroitement surveillée et critiquée au moment où les communicatrices et communicateurs scientifiques étaient sur tous les fronts et que les fausses nouvelles envahissaient les médias sociaux. La science, ou certaines de ses conclusions, a même parfois fait l’objet d’un rejet pur et simple de la part de certains individus ou de certains groupes au sein de la population. Cela montre bien que, tout comme c’était le cas il y a un siècle, lorsque l’Acfas a été fondée tout juste après l’épidémie de grippe espagnole, les citoyennes et les citoyens d’aujourd’hui, mais aussi les décideurs politiques, les entreprises, etc., ont besoin de savoir et de comprendre ce que la science et la technologie ont à nous dire sur l’état actuel de la société et sur ce qui nous attend demain.

Dans une approche évolutive répartie sur deux années (congrès 2022 et 2023), le colloque abordera la communication et la culture scientifiques et technologiques telles qu’elles se déploient au Québec ainsi que dans l’espace francophone, et ce, sous les regards croisés de diverses activités et disciplines, y compris l’éducation, la didactique, la psychologie, la communication, la médiation et le journalisme scientifique. Les propositions de communication se baseront sur des données issues de la recherche ou sur l’expérience de praticiennes et de praticiens reconnus dans leur milieu. Le colloque s’interrogera aussi sur la question de la formation à la pensée scientifique et critique des citoyennes et des citoyens comme outil pour prévenir l’adhésion aux fausses nouvelles et prendre une position éclairée face aux controverses socioscientifiques, ainsi que sur les moyens à mettre en œuvre pour mobiliser cette pensée au moment de l’analyse et de la prise de décision face à des enjeux à caractère scientifique.

Le colloque permettra donc de dresser l’état des lieux de la communication et de la culture scientifiques et technologiques des Québécoises et des Québécois, mais s’ouvrira également sur diverses perspectives dont nous poursuivrons le développement jusqu’au colloque de 2023. Ainsi, le colloque 2022 sera l’occasion de lancer des chantiers de recherche et de réflexion pratiques et concrets dont l’aboutissement fera l’objet de communications en 2023, toujours dans un souci de collaboration et d’interdisciplinarité entre les divers acteurs que ces questions intéressent.

Contexte

section icon Thème du congrès 2022 (89e édition) :
Sciences, Innovations, Sociétés
section icon Date : 11 mai 2022

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