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Charlotte Sannier-Bérusseau : Université Laval
L’andragogie présente plusieurs caractéristiques, parmi lesquelles l’importance de l’autonomie et les motivations (Knowles, 1968). Particulièrement, la motivation est favorisée lorsque l’enseignement favorise l’autonomie des apprenants et des apprenantes (Deci et al., 1981), notamment l’apprentissage par projet et le recours à des pratiques enseignantes d’expérimentation qui favorisent la perception de l’autonomie des élèves et le développement de la motivation intrinsèque (Sannier-Bérusseau, 2020). Dans le contexte d’une formation d’insertion professionnelle qui présente des caractéristiques similaires à un apprentissage par projet, nous explorons le lien, tel que rapporté par les jeunes adultes, entre leur autonomie perçue et leur motivation, afin de comprendre comment les pratiques enseignantes favorisent cette dernière et permettent la mise en œuvre de stratégies efficaces.
L’autonomie est une des grandes finalités de l’éducation. Au Québec, dès l’éducation préscolaire, le programme de formation aborde la question de l’autonomie en lien avec la motricité des enfants et leur capacité à poser des gestes sans aide. Ensuite, au primaire et au secondaire, l’autonomie est présente dans toutes les disciplines. Elle est notamment en lien étroit avec la pensée autonome et critique (PFEQ, 2001) qu’il s’agit de développer chez les élèves, mais aussi avec les styles et les stratégies d’apprentissage, la motivation, les facteurs affectifs, etc. Elle constitue donc une des prémisses de la réussite scolaire (Arapi, Pagé et Hamel, 2018). Lahire (2001) fait la distinction entre une autonomie politique, que l’on retrouverait dans l’interaction d’un individu avec ses pairs en tenant compte des règles sociales, et une autonomie cognitive, qui se développe et se reflète dans des pratiques scolaires, telles que la lecture silencieuse, la recherche d’information, etc. (Lahire, 2001), et qui renvoie davantage aux prises de décisions dans l’apprentissage. Ayant en vue les bouleversements récents attribuables à la crise sanitaire, en ce qui concerne les habitudes d’étude des élèves et les pratiques pédagogiques des enseignant‑e‑s, il nous paraît essentiel de réfléchir autour des bonnes pratiques et des dispositifs susceptibles de développer l’autonomie chez les élèves du préscolaire, du primaire et de secondaire. Nous nous proposons de débattre autour des questions suivantes :
Bibliographie
Auzoult, L. (2008). « L’autonomie, conceptions et pratiques », Pratiques psychologiques, 14(2), 237-245.
Borg, S. (2019). « Language learner autonomy in a tertiary context: Teachers’ beliefs and practices ». Language Teaching Research, 23(1), 9-38.
Boud, D. (2012). Developing student autonomy in learning. Routledge.
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