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Sébastien Rojo : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Le Comité international olympique (2020) a mené une enquête sur la santé mentale des athlètes qui révèle que 32% des 4 000 athlètes et des membres de leur entourage identifient la santé mentale comme le plus gros défi actuel. Même si ces problématiques sont présentes depuis longtemps chez cette population, les reports d’entraînements et de compétitions causés par la pandémie COVID-19 ont accentué ces effets. La nécessité de préserver le bien-être des athlètes devient alors un enjeu important tant pendant la carrière sportive que durant la transition qui suit la retraite du monde de la compétition (Reardon, Hainline, Aaron et al., 2019). Pour répondre aux besoins des athlètes, l’intervention psychosociale par la nature et l’aventure peut offrir des solutions prometteuses. Elle s’inscrit dans le courant de l’apprentissage expérientiel où les changements se font par le biais d’expériences de nature et d’aventure (Priest et Gass, 2017). Il s’agit d’une vision globale d’intervention qui consiste, par un travail de réflexion et de mise en sens, à transformer un vécu en apprentissages significatifs et remobilisables dans d’autres contextes. Elle vise consciemment le développement des personnes en portant une attention tant au corps qu’à l’esprit et aux émotions qui les lient, levier essentiel dans le processus de changement. Cette communication permettra de souligner les potentialités qu’offre cette approche, et ce en lien avec l’enjeu de la santé mentale chez les athlètes.
La pratique d’un sport s’avère un moteur de développement positif, mais ce, à condition que l’intégrité et le bien-être des athlètes soient priorisés. Or, des témoignages d’athlètes et des appels à l’aide de certains milieux sportifs se multiplient pour dénoncer des problématiques de violence et les tabous entourant la santé mentale dans le sport. Ces constats des milieux convergent vers les résultats de recherches récentes, qui révèlent qu’une proportion importante d’athlètes a déjà subi une forme de violence ou vécu des symptômes d’un trouble de santé mentale au cours de leur parcours sportif. Ces problématiques seraient interreliées, puisque le fait de vivre de la violence en contexte sportif est associé à des problématiques de santé mentale. Des facteurs de risque uniques au contexte du sport, comme la pression de performance et la stigmatisation, représentent des barrières importantes à la mise en place d’un climat sécuritaire qui promeut une saine gestion de la santé mentale. Pour faire en sorte que le domaine sportif puisse offrir le meilleur contexte de développement possible, il importe d’unir les forces des acteur.rice.s clés des milieux sportifs et des chercheur.e.s, qui ont à cœur le bien-être psychologique et l’intégrité des athlètes.
Ce colloque vise à rassembler ces personnes clés afin d’échanger des points de vue sur : 1) l’état des connaissances scientifiques et pratiques sur la violence et la santé mentale en contexte sportif; 2) les apprentissages tirés des initiatives de partenariats existants entre des chercheur.e.s et des milieux sportifs; 3) le développement de nouveaux partenariats; et 4) la conception de nouvelles initiatives afin d’autonomiser les milieux sportifs à l’aide de données empiriques.
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