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Élise Dumont-Lagacé : Action travail des femmes
L’industrie de la construction constitue le fer de lance de la relance économique qui a été initiée à l’été 2020 en réponse à la pandémie de la COVID-19. À cet effet, les initiatives déployées s’articulent autour de deux pôles: accélérer les mises en chantier et augmenter la productivité du secteur d’une part, et, d’autre part, accroître le bassin de main-d’œuvre disponible en emploi en soutenant notamment la présence des groupes dits minorisés - les femmes, les personnes immigrantes ou de minorités visibles et les membres des Premières nations et Inuits. « Dernier bastion de la masculinité » (Dugré, 2008), l’industrie de la construction peine toujours à atteindre l’objectif de 3% visé pour l’année 2018 par le dernier Programme d’accès à l’égalité des femmes (PAEF). Dans le cadre de cette communication, nous souhaitons présenter les travaux en cours de l’Observatoire des effets de la pandémie de COVID-19 et de la relance économique sur le maintien des travailleuses de la construction, une plateforme de recherche, d’analyse et de défense des droits mise en place par Action travail des femmes (ATF) au printemps 2021. Nous présenterons d’abord le bilan préliminaire de nos constats sur les trajectoires d’emploi et de maintien des travailleuses de l’industrie et nous aborderons ensuite la démarche de formation et d’éducation populaire que nous projetons de développer afin de renforcer la capacité collective des travailleuses à défendre leurs droits à l'égalité.
Depuis quelques années, nombreuses sont les organisations privées et publiques qui se sont dotées de plans ou de politiques afin de renforcer leurs actions en matière d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI). Pour que les changements produisent les effets attendus, c’est-à-dire une meilleure prise en compte des diversités afin de réduire les inégalités et les discriminations, plusieurs travaux qui documentent les leviers et les obstacles favorisant ou limitant l’implantation de mesures EDI, mettent l’accent sur la nécessité d’interpréter l’inclusion dans sa globalité. À cet effet, l’inclusion doit être vue comme une pratique interactive multidimensionnelle qui touche plusieurs niveaux : individuels (expériences individuelles et interrelationnelles), organisationnels (culture, normes et pratiques organisationnelles) et sociétales (politiques, pratiques, valeurs et idéologies).
L’Institut EDI2 (Équité, Diversité, Inclusion, Intersectionnalité), le Réseau interuniversitaire québécois pour l’équité, la diversité et l’inclusion (RIQEDI) et les Fonds de recherche du Québec s’unissent donc pour réunir dans le cadre de ce colloque des chercheuses et des chercheurs scientifiques avec des praticiennes et des praticiens en organisation pour partager des pratiques innovantes à tous les niveaux. L’accent dans la littérature ayant été mis principalement sur les obstacles en EDI, ce colloque oriente plutôt les réflexions sur les initiatives et les outils porteurs de changement : comportements inclusifs, formation de la relève, politiques antidiscriminatoires, etc.
Titre du colloque :