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Thierno Souleymane Barry Barry : Université de Sherbrooke
La Guinée détient les réserves de bauxite les plus riches et les plus abondantes au monde. L’exploitation minière a débuté peu avant l’indépendance du pays en 1958. Elle a été caractérisée principalement par l’accaparement des terres, la détérioration de l’environnement, l’absence de participation des populations dans les processus de prise de décision et autres. Notre question fondamentale est la suivante : Quel équilibre faut-il réaliser afin qu’exploitation minière rime avec développement respectueux des droits de la personne et de l’environnement en Guinée?
Notre méthodologie, bien que pluridisciplinaire empruntant aux méthodes juridiques et sociologiques, sera essentiellement axée sur l’approche basée sur les droits de la personne. L’analyse de ces données recueillies permettra d’examiner la place des droits de la personne dans tout le processus et mesurer l’impact de la durabilité des projets miniers sur le vécu des populations riveraines.
La communication portera sur le contexte socio-économique de l’exploitation minière de la bauxite en Guinée (I), ses procédures d’exploitation et ses effets sur l’environnement et les revenus des populations riveraines (II), l’usage de l’approche basée sur les droits de la personne comme méthodologie (III) et les perspectives envisagées (IV).
Les États et les gouvernements membres de la francophonie, où le Québec occupe une place majeure, regorgent de ressources minérales riches dont certaines sont catégorisées comme critiques et stratégiques. Ces ressources suscitent actuellement une forte demande mondiale pour la transition énergétique et technologique en vue de reconstruire une économie post-COVID plus verte et sobre en carbone. L’industrie minière est un moteur important de l’économie québécoise. Elle représente 48 000 emplois directs, indirects et induits; et contribue annuellement à plus de 9 milliards de dollars au PIB du Québec. Cependant, si les activités minières ne sont pas conduites de manière responsable, elles peuvent entraîner la pollution de l’air, du sol et de l’eau, la contamination par les métaux, l’érosion et la sédimentation, autant d’impacts qui sont amplifiés par les défis du changement climatique. D’où l’importance de rétablir les services écosystémiques des sites miniers, une fois exploités, par la restauration écologique. Au Québec, depuis quelques années, l’acceptabilité sociale (AS) des projets miniers par les populations est un préalable pour l’octroi d’agréments aux compagnies. Elle a davantage gagné en importance ces dernières années avec la publication en février 2016 du livre vert intitulé Orientations du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en matière d’acceptabilité sociale, tout comme pour le développement durable du secteur minier dans une perspective internationale francophone. Le colloque est en lien direct avec le développement minier responsable qui tient compte des piliers du développement durable (social, économique, environnemental et bonne gouvernance). Il est aussi en lien étroit avec la décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes (2021-2030), dont l’objectif commun est de prévenir, d’enrayer et d’inverser la dégradation des écosystèmes dans le monde entier en visant à restaurer la planète et à assurer la santé des hommes et de la nature selon le concept « Une seule santé ».
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